SPORTSemaine du 21/12/2009 - SportPelote : remue ménage chez les empresa !On a du mal à le croire quand on voit les places pour la finale du quatre et demi s’envoler comme des petits pains (à 120 euros l’unité pour les plus chères), et pourtant, il semblerait que la crise économique n’ait pas épargné les empresa de pelote.
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On parle bien des entreprises qui monopolisent la main nue professionnelle en mur à gauche, celles dont trois parties sont télévisées tous les week-ends, avec une ribambelle de publicités accrochées au mur de gauche. On parle d’Aspe et Asegarce, les patrons des Titin, Irujo, Gonzalez et autre Olaizola, les stars de la pelote que les jeunes trinquettistes d’Iparralde admirent plus que tout au monde. Celles qui organisent en ce moment même les Masters de Noël avec 30 000 euros de prime, 18 000 euros au vainqueur, 12 000 au perdant… Et bien, il semblerait que ces deux sociétés ne traversent pas leur meilleure période économique.
C’est en tout cas les conclusions que l’on tire des derniers remue-ménages annoncés par ci et par là. Asegarce a été le premier à communiquer le non renouvellement du contrat d’Imanol Agirre. Le Bizkaitar n’était certes pas un cador de la catégorie, il a néanmoins toujours joué le jeu lorsque l’occasion s’est présentée à lui.
Des décisions semblables ont fleuri chez Aspe. L’empresa de Vidarte se séparera de Lasa III, Galarza V et Del Rey dès le 1er janvier 2010, trois joueurs au parcours bien différent car si l’on peut considérer l’arrière d’Etxarri Aranaz en fin de carrière, Galarza V (le frère du grand Ladis) n’avait peut-être pas dit son dernier mot et Del Rey n’a que 29 ans. Et apparemment ce ne sont que les premiers.
Les empresa semblent vouloir se serrer la ceinture. Les temps sont durs, l’argent ne coule pas à flot, et les paris « ne sont plus ce qu’ils étaient » assurent les bookmaker. Il est vrai, les paris ne rapportent plus les grosses sommes d’antan, ni aux empresas, ni aux particuliers d’ailleurs, mais il est vrai aussi que les entreprises de pelote ont aujourd’hui de nouvelles rentrées numéraires.
Et les paris ne figurent plus dans les priorités de la Ligue des Empresa (la ligue regroupant Aspe et Asegarce). La preuve, elle n’hésite plus à traverser la Bidasoa pour programmer des parties de pelote en Labourd où les « corredores » sont priés de regarder la rencontre dans les tribunes, en tant que simples spectateurs. En revanche, combien a coûté l’organisation d’une partie officielle à Biarritz ? Difficile de connaître la somme exacte mais nous parlons certainement de plusieurs milliers d’euros. Et c’est ainsi pour toutes les parties.
Heureusement, les gérants des empresa ne comptent pas mettre la clef sous la porte. Ils vont peut-être diminuer leur masse salariale mais les futurs championnats ne sont pas en danger. Aspe compte aujourd’hui 28 pilotari dans ses rangs, très loin de la quarantaine qui y a siégé il y a quelques années et si trois d’entre eux ne feront plus partie du groupe au 31 décembre, un jeune joueur devrait rejoindre l'équipe. Il s’agit de l’arrière d’Elorrio Inaki Larrinaga, repéré depuis longtemps par les dirigeants professionnels mais qui a dû faire ses preuves chez les amateurs. Il devrait rejoindre les pros au 1er janvier. Arrière, également, Inigo Pascual a renouvelé son contrat avec Aspe. Le Navarrais continuera à défendre les intérêts de son empresa jusqu’en 2014.
Sans Agirre, Asegarce comptera 28 joueurs dans ses rangs, et il pourrait y avoir de nouvelles têtes, un certain Stéphane Lemouneau par exemple que les entraîneurs surveillent de très près. |
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