SPORTSemaine du 26/04/2010 - Sport
Waltary a encore frappé2010 est certainement l’année de Waltary Agusti. Le Cubain était déjà un élément incontournable chez les Elite Pro, il est en passe de devenir intouchable s’il ne l’est pas encore. En effet, même s’il lui a fallu quelques années pour s’intégrer complètement au Pays Basque, Waltary semble avoir dépassé les baisses de régime qui donnaient tant espoir à ses adversaires. Waltary, en forme, il balayait tout sur son passage. Seul hic, il pouvait parfois « passer à côté » comme on dit, c’était selon sa motivation. Waltary, en forme, il balayait tout sur son passage. Seul hic, il pouvait parfois « passer à côté » comme on dit, c’était selon sa motivation. Aujourd’hui, la perle cubaine a franchi un cap.
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Physiquement parfaitement préparé, Agusti Waltary enchaîne les performances. Il a « explosé » le championnat individuel, remporté haut la main face à Paxkal Ezcurra… On l’attendait sur le « deux à deux » et il n’a pas failli, loin de là. Avec l’aide de Thierry Etcheto, qu’il ne faudrait quand même pas oublier, Waltary Agusti s’est offert une nouvelle xapela samedi dernier, celle du championnat par équipes. Et les champions l’ont d’ailleurs fait avec la manière. Waltary-Etcheto ont simplement remporté toutes les rencontres de la compétition, de la première à la dernière. On prédisait pourtant une finale serrée entre deux duos qui se présentaient au jour J dans des conditions optimales. Pas du tout.
Sorhuet et Oçafrain n’ont nullement fait le poids au trinquet Moderne, le score est éloquent. 40-14 pour la formation basco-cubaine. On pourrait même dire que les Basques ont fait les frais de la cancha bayonnaise. Pour la énième fois le pilotari à l’apuno de fer a fait du Moderne son trinquet de prédilection. Comme toujours lorsque Waltary entre au Moderne, la partie n’aura pas fait long feu. En 45 minutes l’affaire était pliée. 16 buts pour le Cubain, 3 pour le Biriatuar. Les pilotazale n’en ont presque pas eu pour leur argent. Et on dit presque parce que dès les premières heures de l’après-partie, le sujet « Waltary » était en bouche de tous les pilotazale.
Pendant que les pro-Waltary ont vibré avec les coups foudroyants du Cubain, le reste estime qu’il a une fois de plus « tué » la partie. 45 minutes de jeu pour une finale de championnat chez les Elite Pro avec un score de 40-14, ce n’est pas sérieux. C’est le signe que quelque chose ne tourne pas rond dans la pelote et ce n’est certainement pas cette dernière. A partir de là les hypothèses fusent : Waltary ne doit plus jouer, il doit buter « azpitik », on ne doit plus le programmer au Moderne… chacun y va de son commentaire.
Or le constat et bien là. Celle qui devrait être la partie la plus importante de la saison, la finale du championnat par équipes, a duré 45 minutes (on n’a pas compté les minutes réelles) et n’a peut être pas été à la hauteur des espérances. Mais de là à mettre la faute sur un pilotari… On ne va tout de même pas reprocher à un joueur d’être performant dans sa discipline ? En tout état de cause c’est bel et bien le giron fédéral qui devra de nouveau se poser les bonnes questions. Et une fois les questions trouvées, il n’y aura qu’à appliquer les réponses. |
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