SPORTSemaine du 22/02/2010 - Sport
Trop fort ce Waltary !Ils soutiennent PBIDerniers ajouts
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En une petite demi heure, le champion en titre a plié son affaire laissant tout le monde sur sa faim. Il passe presque plus de temps à s'échauffer qu'à batailler dans la cancha, et cela, forcément, ne joue pas en faveur du spectacle. Les pilotazale, habitués à vivre des parties de tête à tête d'une heure environ, voient leur temps de divertissement diminué de moitié et qui plus est, ils se retrouvent avec un duel dont le sort est à 99 % scellé à l'avance.
Avec Waltary aux manettes, les parties perdent de leur imprévisibilité. Alors, certes, les coups du Cubain sont extraordinaires et admirables. C'est indéniable. On ne peut que rester bouche bée devant la vitesse d'exécution du champion de France. Cela dit, le suspens en prend un coup derrière la tête. Et en sport, comme dans tout spectacle, le public aime bien des issues indécises. Aujourd'hui, en pelote, ce n'est plus le cas.
D'autant que Waltary Agusti continue à exécuter ses adversaires au but. Plus que jamais, le grand favori de la bourse a fait valoir son arme fatale. Avec 25 buts à son actif (62.5 %), les chances de son adversaire deviennent minimes voire inexistantes. La « bonne nouvelle » est que si on enlève le secteur du but aux deux pilotari (25 pour Waltary, 2 pour Ezcurra) le score reflèterait un 16 à 15 en faveur du Basque, soit un résultat beaucoup plus équilibré. Certes, ce n'est qu'un exercice de mathématique, ne pouvant pas se traduire dans la réalité de la cancha, mais en suivant cette théorie, on pourrait interpréter que le cadet des Ezcurra fait jeu égal avec son adversaire si l'on ne tient pas compte de l'engagement. Pas si sûr.
Quoi qu'il en soit, la Fédération Française de Pelote Basque (FFPB) est sans doute déjà penchée sur cette délicate question. Complexe dans la mesure où la solution ne contentera certainement pas tous les intéressés. Aujourd'hui, les principaux dirigeants de la FFPB ont clairement affiché leur position : le reste des joueurs doivent améliorer leur niveau de jeu. La réplique ne s'est pas faite attendre. Waltary est en effet le seul professionnel du circuit, tout le monde ne démarrerait donc pas sur un même pied d'égalité. Mais est-ce vraiment le problème ? Le professionnalisme de la main nue en trinquet rééquilibrerait-il les forces en présence ? Là non plus, pas si sûr. Le sujet, s'il concerne la totalité du monde de la pelote, est aujourd'hui entre les mains de la FFPB dans la mesure où c'est le championnat de France qui en souffre principalement. Et là, les interrogations fusent. La FFPB doit-elle prendre des mesures afin de remédier à cette situation. Si oui, lesquelles ? Interdire le but apuño ? Mais Waltary est-il coupable de sa supériorité éclatante ? Autant de propos qui, pour le moins, alimentent les discussions des galeries des trinquets.
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