SPORTSemaine du 24/01/2011 - SportLe fabuleux destin d’Hervé BonetbelcheLe sélectionneur de l’équipe de France de main nue doit peut être s’en mordre les doigts… ou pas. Peu importe. Le fait est qu’Hervé Bonetbelche ne figurait pas dans sa liste, au mois d’octobre dernier lors des championnats du monde de pelote Basque qui se sont déroulés à Pau. Et que trois mois plus tard, le jeune Makear se retrouve parmi les quatre meilleurs du championnat tête à tête chez les semi-professionnels. Ils soutiennent PBIDerniers ajouts
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Le néo-indépendant vient de franchir le palier des quarts de finale, ce qui lui permet d’intégrer la « Liguilla » des demi-finales aux côtés de Waltary, Ezcurra et Kurutcharry, dont la première journée se disputera dimanche prochain : la crème de la Pelote Basque. Un exploit d’autant plus méritant que le kinésithérapeute installé à Itxassou a démarré tout en bas de la compétition, dès le premier tour. Certes, il a bénéficié d’un forfait dans sa folle course au titre. Thierry Etcheto, frappé par la maladie du doigt blanc, n’a pas pu se présenter au deuxième tour… il n’en reste pas moins vrai que le sociétaire d’Airetik s’est défait de tout un Patrick Oçafrain, une référence de la discipline individuelle. Bonetbelche l’a emporté au trinquet Moderne de Bayonne sur le score de 40-36. Ce n’est toutefois qu’une demi surprise, puisque le jeune espoir avait déjà annoncé la couleur lors de du Super Prestige de Garazi. Il avait parfaitement saisi la chance donnée par les organisateurs, et dès son premier tournoi chez les indépendants, il avait déjà battu Oçafrain contre toute attente, d’une toute petite longueur 40-39. Accident ou pas ? Quoi qu’il en soit, Bonetbelche a confirmé un mois plus tard contre ce même pilotari de Banca.
Une histoire peu banale
Le pilotari doit passer le cap. Il décide donc de faire sa demande auprès de la Fédération Française de Pelote Basque (FFPB) pour intégrer la catégorie Elite Pro, les indépendants, les semi-professionnels. Une demande qui arrive dans une période charnière, à quelques mois du championnat du monde amateurs, à Pau, en octobre 2010. La FFPB, en quête du graal à main nue depuis belle lurette préfère « garder » (les Elite Pro n’ont pas le droit de disputer les championnats du monde) sa perle rare pour essayer de récupérer le titre de main nue. Une décision tout aussi contestable que respectable, selon le point de vue des uns et des autres. La surprise vient plus tard. Lorsque le nom de Bonetbelche ne figure pas dans la liste des sélectionnés pour le Mondial.
Le joueur d’Airetik ne se rendra pas à Pau, Jeannots et Lamure lui sont préférés pour disputer la compétition individuelle. Mais ce n’est pas assez pour décourager le makear. Il ne baisse pas les bras pour autant, puis il profitera de la vague post-mondiale pour passer chez les indépendants. Jeannots, Aguirre, Ximun Lambert, Inchauspe, tous avec la médaille d’Argent au cou, mais sans titre en première série, rejoignent l’élite de la pelote… Bonetbelche aussi. Et au bout de trois mois, c’est précisément lui qui crée la surprise. Ducassou en a fait les frais, Etcheto ne s’est pas présenté et Oçafrain n’a pas pu prendre sa revanche. Dimanche démarrera la fameuse Liguilla. De nouveau, et logiquement, il héritera du statut de Petit Poucet, un rôle qui lui va à merveille. Alors, peut il encore bousculer la hiérarchie ? Désormais tout le monde s’en méfie. |
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