SPORTSemaine du 28/12/2009 - SportIrujo en mur à gauche, Waltary en trinquetA l’image du football anglais, la pelote ne fait pas non plus de pause pendant les vacances de Noël. Les dirigeants pilotazale ont même préféré profiter de l’ambiance festive de fin d’année pour programmer les meilleurs rendez-vous possibles. En mur à gauche chez les professionnels par exemple, ils n’ont pas hésité à intercaler un mini tournoi de tête à tête entre la finale du quatre et demi et le début du championnat par équipes. Ils soutiennent PBIDerniers ajouts
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Difficile de comprendre la logique sportive puisque le temps de deux parties les pilotari vont devoir s’adapter. Oublier la petite surface du quatre et demi mais ne pas penser encore aux parties de deux à deux, le tout sans vraiment avoir eu le temps de préparer une compétition aussi exigeante que le tête à tête… bref, tout est beaucoup plus simple lorsqu’on met 30 000 euros sur la table : 18 000 pour le vainqueur, 12 000 pour le finaliste.
Et à ce petit jeu, Martinez de Irujo a ajouté cette année 18 000 euros à ceux gagnés l’an passé. 36 000 en deux ans ! Mais le fougueux pilotari d’Ibero n’a fait que confirmer une année tout simplement extraordinaire. Presque comme en 2006 où il rafla tous les titres, Irujo s’est emparé en 2009 de la Txapela par équipes, de celle du tête à tête, du Masters de Bayonne et du Masters BBK. Soit, tout… ou presque. Il lui restera le quatre et demi remporté par Sébastien Gonzalez, sans quoi le palmarès du Navarrais aurait été historique. En finale du Masters, Irujo s’est imposé par 22-16 face à Aimar Olaizola.
En trinquet, tout en gardant les proportions bien sûr, le Super Prestige peut être comparé au Masters BBK. Certes, Waltary n’empochera pas les 18 000 euros d’Irujo, mais la compétition réunit quand même les meilleurs éléments du moment, on peut dire aujourd’hui que le tournoi du Garat est le rendez-vous incontournable de fin d’année. Et à Garazi, une fois n’est pas coutume, c’est bel et bien Waltary Agusti qui s’est emparé du titre (40-30) face à Paxkal Ezcurra. Pour la première fois depuis qu’il est installé au Pays Basque, le Cubain a triomphé dans la capitale bas-navarraise n’en déplaise à certains.
Mieux, après un démarrage en trombe (13-0) et un public plutôt frileux, Waltary s’est réconcilié avec le Garat et avec ses pilotazale qui n’ont eu d’autre choix que de reconnaître la supériorité du champion de France. Ezcurra s’est pourtant bien battu. L’Urrunar a réussi à inverser la vapeur pour refaire son retard (23-23, 25-25, 26-26)… Mais à quel prix ? Inévitablement le Labourdin y a laissé des plumes alors que son adversaire, lui, en avait encore sous la pédale. Ezcurra n’a donc pas pu répondre à la nouvelle accélération du Cubain qui s’est envolé vers la victoire finale (40-30). A noter quand même les 15 buts du Cubain, dans un trinquet traditionnel comme le Garat, très loin du Moderne, sa cancha fétiche. Waltary lui-même n’a pas manqué de souligner le fait. Lui qui depuis très longtemps cherche à contrecarrer ses détracteurs avec une victoire au Garat. C’est chose faite.
Pas le temps de souffler pour autant, le championnat individuel prend le relais dès ce lundi avec le premier tour au Garat de Garazi entre Patrick de Ezcurra et Piarres Ducassou. Le vainqueur devra affronter Thierry Harismendy tandis que Lambert se frottera à Alfaro, toujours lors du premier tour. |
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