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SPORT

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Semaine du 28/12/2009  - Sport

Kirolaherria : quel sport pour le Pays Basque ?

Écrit par Rédaction
Ils étaient des centaines et des centaines dimanche dernier au Vélodrome d’Anoeta pour réclamer le droit de disputer des compétitions officielles sous la bannière d’Euskal Herria. Le collectif « Euskal Herriko Kirolariak » (ndrl : les sportifs du Pays Basque) a réuni toutes ses forces vives dans la capitale donostiar afin de réclamer haut et fort la création des fédérations d’Euskal Herria, des entités qui regrouperaient la totalité du territoire basque, seul moyen selon ce collectif pour que les sélections basques soient reconnues en tant que telles.

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

Si ce collectif compte aujourd’hui plus de 2000 adhérents tous sports confondus (2139 signatures), son origine est quand même à mettre sur le compte des footballeurs professionnels. En effet, Euskal Herriko Kirolariak est issu du conflit qui resurgit régulièrement à cette période entre footballeurs basques et la Fédération d’Euskadi, organisatrice du match de Noël. L’an passé déjà les footballeurs refusèrent de disputer cette rencontre amicale pour protester contre le manque d’implication de la Fédération d’Euskadi dans la course à l’officialisation.

 

A plusieurs reprises, les joueurs de football ont insisté sur leur refus de se contenter d’un match amical pendant la trêve de Noël. Sur le besoin de s’organiser tout au long de l’année pour que la sélection d’Euskal Herria (qui regrouperait l’ensemble du territoire basque) et non d’Euskadi (qui représenterait uniquement les trois provinces de la Communauté Autonome Basque, Gipuzkoa, Bizkaia et Araba) puisse bénéficier d’une reconnaissance institutionnelle. Sans accord, le match de l’an dernier face à l’Iran fut tout simplement annulé alors que des engagements furent pris, et la sanction est de nouveau tombée cette année lorsque les joueurs ont annoncé leur refus de disputer cette rencontre pour la deuxième année consécutive.

 

Une décision d’autant plus délicate à prendre que ce rendez-vous se pérennise depuis de longues années déjà, mais les footballeurs ont quand même affiché leurs ambitions. Certes, ils ne disputeront pas ce match amical tant attendu par tous les supporteurs, mais ils ont cependant travaillé dans l’ombre afin de faire avancer cette situation de blocage. Ils ont élargi leur mouvement au reste des disciplines sportives. Et leur message est clair. Si le football se trouve aujourd’hui dans cette impasse, le reste ne pourra pas s’en sortir sans un engagement global.

 

L’union fait la force. D’où le collectif Euskal Herriko Kirolariak, présent à Donostia dimanche dernier avec une palette extra large de sportifs, supporteurs, amateurs, professionnels, dirigeants… issus des toutes les disciplines et des 7 provinces. On a cependant retenu une conception générale assez précise concernant les objectifs de ce collectif. Bien sûr, l’officialisation des sélections basques, la création des fédérations basques… des revendication qu’ESAIT (Euskal Selekzioaren Aldeko Iritzi Taldea) porte à bout de bras depuis des années, mais la réflexion est cette fois-ci plus affinée.

 

Chacun dans son village, dans son club, dans sa province semble avoir pris un peu de hauteur pour essayer de trouver des solutions à long terme. Aujourd’hui, Euskal Herriko Kirolariak s’est précisément construit en collectif pour que tout le monde y aille de son observation personnelle. Et qu’entre tous, chacun puisse répondre à la grande question du moment : Quel sport veut-on pour le Pays Basque ? Euskal Herriko Kirolariak s’engage donc à mettre la première pierre à un édifice qui ne demande qu’à gagner en hauteur. Il s’agit donc de créer. De palier des manques. Et le premier pas serait de mettre en place une organisation qui puisse fédérer et gérer les sports du Pays Basque. Dans les sept provinces.

 

Un genre de Fédération des fédérations. Mais attention, avec un cahier des charges bien défini. Ce sera d’ailleurs le grand chantier de ce collectif à partir du 1er janvier 2010. Le plus facile est fait : rassembler les forces vives. Reste désormais à les faire avancer… dans la même direction.


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