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SPORT

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Semaine du 06/12/2010  - Sport
jean_dauger

A la reconquête de Jean Dauger

Écrit par Rédaction
Ceux qui font les comptes le savent bien. Pour jouer les premiers rôles du Top 14 il est indispensable de faire de son stade un lieu fétiche, une forteresse, sans quoi les 6 premières places du Top 14 restent des objectifs plus qu’improbables. On parle là de comptables sportifs bien sûr, or ils ne sont pas les seuls à avoir droit à la parole à Bayonne.

Ils soutiennent PBI

Chroniques

  1. Les syndicats enseignants jettent le bébé avec l'eau du bain

    Pas vu, pas pris

    Le Conseil Départemental de l'Education Nationale (CDEN) s'est penché le 25 janvier dernier sur les subventions du Conseil général aux collèges de l'enseignement privé. Les syndicats enseignants ont vivement critiqué cette manne publique pour le privé. C'est une tradition.

  2. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  3. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  4. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  5. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  6. Les Béarnais moyennement plus riches que les Basques

    Insolite

  7. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.


Les experts économiques aussi ont leur mot à dire, et les idées bien précises quant aux démarches à suivre. Ils veulent eux aussi faire de Jean Dauger une forteresse, un lieu imprenable par les adversaires qui viendront fouler la pelouse de l’ancien Saint Léon. Mais pas seulement par les visiteurs, ils veulent surtout que Jean Dauger appartienne à l’Aviron Bayonnais, et non plus aux Bayonnais. C’est seulement comme ça que l’on comprend la présence de Bernard Laporte sur les bords de Nive.

L’ancien secrétaire d’Etat aux sports l’a clairement affiché lors de sa présentation officielle. Son expérience du haut niveau lui a fait comprendre qu’aujourd’hui le professionnalisme exige de franchir des paliers, toujours plus haut, toujours plus fort et toujours plus professionnel. Il a même donné les exemples de ses « amis » Jean Michel Aulas et Arsène Wenger, deux personnages incontournables du ballon rond. Car au cas où les supporteurs ne l’auraient pas encore compris, le rugby aussi s’est footbalisé. Les joueurs gagnent des millions (certains !), nous ne sommes pas encore au stade des footballeurs, mais il faut quand même y faire face, il faut des partenaires, des recettes… en clair, des sous ! Et pour cela, toujours selon Bernard Laporte, la privatisation du stade est incontournable : « avoir un stade municipal aujourd’hui est illogique » a-t-il précisé samedi dernier, juste après l’Assemblée Générale de l’Aviron Bayonnais, « la solution la plus adéquate serait en effet le bail emphytéotique », a-t-il renchérit. Comme à Biarritz.

Bien sûr, Francis Salagoity n’en attendait pas moins. C’est d’ailleurs pour ça, entre autres, que l'ex-sélectionneur de l'équipe de France a débarqué au Pays Basque. D'autant que le président de l’Aviron Bayonnais avait déjà emprunté cette voie. La tribune de face, l’honneur, les deux autres tribunes qui sont venus se greffer… Jean Dauger s'est aggrandi ces derniers temps. Et ce n’est pas Jean Grenet, maire de Bayonne, qui viendra mettre des bâtons dans les roues, bien au contraire.

Quoi qu’il en soit, et le président bayonnais l’a encore confirmé samedi matin, l’année 2011 sera déterminante dans le dossier Jean Dauger. Il s’agira donc de convaincre les plus réfractaires. De démontrer par A+B que Jean Dauger doit être l’outil de l’Aviron, et seulement de l’Aviron. Bernard Laporte sera là pour le crier haut et fort, et si un ancien ministre d’Etat le dit… Il s'agit de construire un stade pour 25 000 supporteurs, mais au delà de la capacité, monsieur Laporte veut en faire un lieu de vie "pour y être avant, pendant et surtout après le match". Autant dire que les intentions ne manquent pas.

Laporte a également été très questionné sur son rôle exact à l'Aviron Bayonnais. Que ce soit clair, Bernard Laporte est là pour aider le club a franchir un palier. Il l'a répété à plusieurs reprises, le poste d'entraîneur ne l’intéresse pas, il a tourné la page. Il est aujourd'hui homme d'affaire et c'est précisément dans ce domaine qu'il souhaite s'investir. "Bien sûr que j'aurais un regard sur le sportif" a t-il quand même lancé aux journalistes. "On ne peut pas le nier c'est ma passion, et tant que je suis là, je dois avoir un regard, je donnerais mon opinion sur le recrutement, la formation... en revanche les entraîneurs n'ont pas à avoir peur, je ne suis pas là pour entraîner". A moins que : "c'est sûr, si vous me dites qu'il y a une crise, il vaut mieux que ce soit moi qui entraîne qu'Alain (ndrl, Afflelou), mais ce n'est surtout pas mon souhait". Parole de secrétaire d'Etat.

Photo Manex Barace

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