SPORTSemaine du 29/11/2010 - SportTélévision, quand tu nous tiens…Des milliers de téléspectateurs sont tenus en haleine pratiquement tous les week-ends. Pour la plupart, des pilotazale, des mordus de pelote, dont la majorité se situent au Pays Basque. Vendredi et dimanche pour Euskal Telebista et samedi pour la chaîne espagnole de Telecinco, Nitro, les parties de main nue en mur gauche sont de mise en milieu d’après-midi. La télé publique basque s’exporte même à la diaspora via son canal ETB Sat, de quoi ravir les férus de pelote outre atlantique.
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Mais les gourmands de pelote basque ne sont pas les seuls servis dans l’affaire, et pour cause les empresa professionnelles, Aspe et Asegarce, dont le budget que l’on devine assez conséquent, ne crachent pas dans la soupe. Les accords télé sont certainement un pilier important de leur comptabilité, sans quoi la pelote professionnelle telle qu’on la connaît aujourd’hui n’existerait pas. En revanche, les contre parties sont également à assumer. Et dans ce domaine la télé a elle aussi son mot à dire. Le dernier a été l’imposition d’une « pause télé ». Aspe et Asegarce l’ont dévoilé lors de la présentation du quatre et demi : désormais des cinq temps morts dont bénéficient les pilotari, l’un sera dicté par la télé, selon ses besoins de publicité. Il est vrai que la compétition n’en a pas souffert, pas encore, mais l’indignation arrivera tôt ou tard. Dès que la pause sera fatale à un joueur. Il faut donc se faire à l’idée que l’économique primera toujours sur le sportif. Les supporteurs de Xala et Gonzalez l’ont déjà assumé. Difficile sinon de comprendre la programmation de la finale deux à deux à… Gasteiz, alors que deux pilotari était Labourdins. L’Atano aurait été tellement plus simple ! On pourrait même aller plus loin dans l’idée et plus près dans le temps. Alors que tous les sports professionnels se dirigent vers une équité implacable, la pelote, elle, fait du surplace, tenue par les intérêts autres que sportifs. Pourquoi sinon, la dernière journée d’une Liguilla, se dispute en deux jours ? Comment se fait-il qu’Irujo, connaissant le résultat de la veille, puisse « choisir » son adversaire pour la finale ? N’aurait-il pas été plus « juste » de jouer les deux parties le même jour à la même heure ? La réponse ne peut être qu’affirmative, or les empresa s’en privent allégrement. En effet, deux parties ne peuvent être télévisées en direct au même moment. Et peut être que le public de la pelote n’est pas assez important pour remplir deux cancha simultanément, ce qui se traduit par une perte ( ?) de recettes. Exact. Mais si la Pelote Basque veut être un sport au même titre que les plus grandes disciplines, il faudra faire des choix. |
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