SPORTSemaine du 29/11/2010 - Sport
Sébastien Gonzalez, aux portes de la finaleSébastien Gonzalez cédera sa xapela du quatre et demi. Le pilotari d’Ascain n’a pas pu se qualifier pour la grande finale du championnat de mur à gauche que disputeront finalement Abel Barriola et Juan Martinez de Irujo le 12 décembre prochain, vraisemblablement au mur à gauche Atano III de Donostia. Certes, dimanche dernier et avant la dernière partie de cette Liguilla, le Labourdin avait encore toutes ses chances, mais contrairement à l’an passé où Gonzalez l’emporta à deux reprises, le Navarrais lui est cette fois-ci passé bien au-dessus. Rien à dire.
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Irujo a remporté sa troisième partie d’affilée sur le score sans appel de 22 à 13, au terme d’une partie marquée par les nombreuses fautes directes de l’Azkaindar. Un résultat anecdotique toutefois pour une rencontre hypothéquée par le poids des mathématiques. Et pour cause, avant même de démarrer la partie, Gonzalez savait que la victoire ne suffirait pas à Eibar. Après le succès de Barriola sur Titin la veille (22-15), en plus de gagner, Irujo ne devait pas arriver au 18e point sans quoi la finale serait 100% navarraise. Ce sera le cas. Pourtant, le duel des deux finalistes de 2009 s’annonçait des plus serré. Il n’a pas été forcément de très grande qualité dans la mesure où l’enjeu a pris le pas sur le jeu, et que les fautes directes se sont multipliées, mais le début a été équilibré. Les égalisations se sont succédées, à tous les points, jusqu’au 6-6, juste avant qu’Irujo tienne son rythme de croisière, commette moins de fautes, sans que Gonzalez trouve sa véritable place dans la cancha. Il n’a pas été aussi agressif que d’habitude et surtout aussi précis à l’heure de trancher, que ce soit à l’aide de sa volée ou grâce aux deux murs. Du coup, Irujo a creusé l’écart. Il s’est envolé jusqu’au 16e point, 16-9, celui qui a définitivement scellé sa place en finale. Pourtant, l’Azkaindar n’a pas attendu d’être condamné pour tenter le diable. Il a pris des risques, peut-être pas assez mesurés, mais facile à dire après coup. Quoi qu’il en soit, deux buts faux, un échappé à la contra-cancha et un autre plus loin que la ligne numéro 5 n’ont pas aidé à créer l’exploit. Irujo avec sa qualification en poche s’est quelque peu relâché, mais le travail à accomplir pour le poulain de Ramuntxo Mougica était déjà trop important. A 12-17, la Lapurtar n’avait plus qu’à enchaîner 10 points d’affilée pour gagner le droit de défendre sa xapela en finale. Très difficile en temps normal, et carrément impossible dimanche dernier, tellement Gonzalez ne trouvait pas de solutions, dans une cancha qui en plus ne répond pas forcément à ses caractéristiques. Le parcours du pilotari d’Ascain s’arrête donc en demi-finale. De quoi être fier au vu des nombreuses blessures qui l’ont poursuivi cet été, mais comme l’appétit vient en mangeant… une deuxième finale consécutive n’aurait pas été pour déplaire au joueur. Cela dit, les adversaires sont aussi redoutables, et cette année, Barriola et Martinez de Irujo ont prouvé être un cran au dessus que le reste. Gonzalez a d’ailleurs perdu les deux face à face dans cette Liguilla, contre Barriola (22-17) et contre Irujo (22-13). Sans regret donc. |
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