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CULTURE

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Semaine du 31/01/2011  - Cinoche

Coups de cœur en vrac, coups de vrac en chœur…

FIPA 2011

Écrit par Michèle Solle


Ils soutiennent PBI

Chroniques

  1. Les syndicats enseignants jettent le bébé avec l'eau du bain

    Pas vu, pas pris

    Le Conseil Départemental de l'Education Nationale (CDEN) s'est penché le 25 janvier dernier sur les subventions du Conseil général aux collèges de l'enseignement privé. Les syndicats enseignants ont vivement critiqué cette manne publique pour le privé. C'est une tradition.

  2. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  3. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  4. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  5. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  6. Les Béarnais moyennement plus riches que les Basques

    Insolite

  7. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

Magifique : le ballet de Thierry Malandain filmé par Sofia Paramo, une autre vision, Statique. Les corps sont magnifiés, perdent leur liberté. Elle ne serait pas un peu accro à Giuseppe, la Sofia ? On se souviendra d’un très beau pas de deux entre hommes !

Un délice à l’état pur : l’Agrippine d’Haendel, opéra filmé par Nayo Titzin pour Facing Agrippina. De Berlin à Paris, voyage dans le livret, l’histoire, les pratiques en politique, la représentation que les chanteurs, le réalisateur, le chef d’orchestre et jusqu’au couturier Christian Lacroix se font des personnages..

Un lumineux moment avec : Jean Genet, le Contre Exemple, la meilleure façon de l’aborder de le retrouver, une réalisation à l’image de l’homme, exigeante.

Electrochoc : Planète à Vendre  d’Alexis Marant . Réveillez vous, le Monopoly mondial se fait sans vous. Ce film, remarquable, a, hélas, de l’avenir.
Une jolie Sarah Giraudeau dans Mémoires d’une jeune fille dérangée, toujours vierge à 25 ans, la honte !

Un coup de gueule : les Scouts d’Al Mahdi de Bruno Ulmer, premier film. Non pour le sujet, les scouts du Hezbollah au Liban mais pour son traitement. Un point de vue si étroit, si statique, si redondant, si orienté qu’on en sort excédé. Certes ces enfants nous font peur, certes on se croirait en Corée du Nord ou sous les nazis mais pourquoi mais comment ? Mais où est le réalisateur ?

Un bel éclat de rire : la série La Borne dont le premier numéro avec l’ubiquiste Denis Podalydes à la recherche d’un boulot….
A Srinagar comme si vous y étiez avec Arranged Happiness, un sujet classique, les mariages arrangés en Inde, remis finement au goût du jour.

De gros doutes au sujet de Ha shiva habaita de Oma ben Dor et Noa Maiman.  Pourquoi un film qui annonce : « l’état d’Israel est sur le point de déporter 1200 enfants de travailleurs immigrés qui sont nés et ont grandi en Israel », traite, en fait le cas de 3 ados munis d’un passeport qui vont visiter la famille de leur mère respectivement au Philippines, au Pérou et au Congo ? Ces enfants quittent un univers confortable bien que dû au sacrifice de leurs parents, découvrent la misère et se languissent d’Israel. Que veut-on nous dire avec cette accroche ? Pour le coup, on ne sait où se situent les deux réalisatrices israeliennes et à qui elles s’adressent…

Grosse déception : la Rue est à eux, sur l’expérience de Rue 89. Un bon sujet bien mal traité par Isabelle Régnier dont c’est le premier film.

Jolie découverte : KouKan Kouria , Le cri de la Tourterelle de Sani Magori, nigerien. Formé à St Louis du Sénégal à l’école de Jean-Marie Barbe, il fait partie de la pépinière d’AFRICADOC et donne ici une bien belle histoire. Celle de Hussey, 75 ans, dont les chants ont jeté les hommes sur les routes de l’exil et qui refait le chemin à l’envers pour ramener les pères, maris et grands parents jamais revenus.

Déception : comment un titre aussi beau que Fate la storia senza di me (Faites l’histoire sans moi) peut-il ne pas être suivi d’un film lumineux ? Hélas, c’est possible !
Regret : de n’avoir pas pu discuter davantage avec Manu Bonmariage, le producteur entre autres de feu Strip Tease. Il est vrai qu’il était président du jury documentaires et très occupé. S’il revient avec du loisir, faites moi signe SVP !

Mise en garde : ne pas confondre vitesse et précipitation. A force de vouloir aller vite les cérémonies d’ouverture et de clôture sont réduites à la portion congrue. Seuls les présidents sont en scène pour la clôture, et leur temps de parole est réduit. Heureusement que certains débordent…Les extraits de film sont trop courts et mal choisis,  et pourquoi faire venir le spirituel Bruce Toussaint s’il ne fait qu’enfourner à toute vitesse son programme minimum ? Qui est pressé ? Et tous les jurés qui sont là pour une semaine de travail mériteraient bien de la photo finale. Une joyeuse pagaille prolongée laisserait un bon souvenir…
Réclamation récurrente : que le Fipatel reste ouvert jusqu’à 20h au lieu de 19h ! Question de budget, on le sait. On peut rêver de ces 6 heures supplémentaires ! Quel temps perdu pour les accros de l’image!  
Enfin, reconnaissance aux aimables serveurs du club qui nous ont nourris et abreuvés toute la semaine avec une égale bienveillance !


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