CULTURESemaine du 31/01/2011 - CinocheCoups de cœur en vrac, coups de vrac en chœur…FIPA 2011Ils soutiennent PBIDerniers ajouts
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Magifique : le ballet de Thierry Malandain filmé par Sofia Paramo, une autre vision, Statique. Les corps sont magnifiés, perdent leur liberté. Elle ne serait pas un peu accro à Giuseppe, la Sofia ? On se souviendra d’un très beau pas de deux entre hommes ! Un délice à l’état pur : l’Agrippine d’Haendel, opéra filmé par Nayo Titzin pour Facing Agrippina. De Berlin à Paris, voyage dans le livret, l’histoire, les pratiques en politique, la représentation que les chanteurs, le réalisateur, le chef d’orchestre et jusqu’au couturier Christian Lacroix se font des personnages.. Un lumineux moment avec : Jean Genet, le Contre Exemple, la meilleure façon de l’aborder de le retrouver, une réalisation à l’image de l’homme, exigeante. Electrochoc : Planète à Vendre d’Alexis Marant . Réveillez vous, le Monopoly mondial se fait sans vous. Ce film, remarquable, a, hélas, de l’avenir. Un coup de gueule : les Scouts d’Al Mahdi de Bruno Ulmer, premier film. Non pour le sujet, les scouts du Hezbollah au Liban mais pour son traitement. Un point de vue si étroit, si statique, si redondant, si orienté qu’on en sort excédé. Certes ces enfants nous font peur, certes on se croirait en Corée du Nord ou sous les nazis mais pourquoi mais comment ? Mais où est le réalisateur ? Un bel éclat de rire : la série La Borne dont le premier numéro avec l’ubiquiste Denis Podalydes à la recherche d’un boulot…. De gros doutes au sujet de Ha shiva habaita de Oma ben Dor et Noa Maiman. Pourquoi un film qui annonce : « l’état d’Israel est sur le point de déporter 1200 enfants de travailleurs immigrés qui sont nés et ont grandi en Israel », traite, en fait le cas de 3 ados munis d’un passeport qui vont visiter la famille de leur mère respectivement au Philippines, au Pérou et au Congo ? Ces enfants quittent un univers confortable bien que dû au sacrifice de leurs parents, découvrent la misère et se languissent d’Israel. Que veut-on nous dire avec cette accroche ? Pour le coup, on ne sait où se situent les deux réalisatrices israeliennes et à qui elles s’adressent… Grosse déception : la Rue est à eux, sur l’expérience de Rue 89. Un bon sujet bien mal traité par Isabelle Régnier dont c’est le premier film. Jolie découverte : KouKan Kouria , Le cri de la Tourterelle de Sani Magori, nigerien. Formé à St Louis du Sénégal à l’école de Jean-Marie Barbe, il fait partie de la pépinière d’AFRICADOC et donne ici une bien belle histoire. Celle de Hussey, 75 ans, dont les chants ont jeté les hommes sur les routes de l’exil et qui refait le chemin à l’envers pour ramener les pères, maris et grands parents jamais revenus. Déception : comment un titre aussi beau que Fate la storia senza di me (Faites l’histoire sans moi) peut-il ne pas être suivi d’un film lumineux ? Hélas, c’est possible ! Mise en garde : ne pas confondre vitesse et précipitation. A force de vouloir aller vite les cérémonies d’ouverture et de clôture sont réduites à la portion congrue. Seuls les présidents sont en scène pour la clôture, et leur temps de parole est réduit. Heureusement que certains débordent…Les extraits de film sont trop courts et mal choisis, et pourquoi faire venir le spirituel Bruce Toussaint s’il ne fait qu’enfourner à toute vitesse son programme minimum ? Qui est pressé ? Et tous les jurés qui sont là pour une semaine de travail mériteraient bien de la photo finale. Une joyeuse pagaille prolongée laisserait un bon souvenir… |
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