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CULTURE

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Semaine du 13/12/2010  - Cinoche

La Comédie : court. Toujours !

Dernier étage gauche gauche d’Angelo Cianci – Les émotifs anonymes de Jean-Pierre Améris

Écrit par Michèle Solle
La comédie, késaco ? Vous allez me dire, à bon escient : le contraire du tragique. Le genre comique n’est pas toujours facile à définir. Au cinéma, on s’attend à rire, ou au moins à sourire. Beaucoup s’y essaient, certains réussissent, d’autres se plantent. N’est pas Capra ou Lubitsch qui veut. Pourtant le public est en droit d’en réclamer, et de la bonne.

Ils soutiennent PBI

Chroniques

  1. Les syndicats enseignants jettent le bébé avec l'eau du bain

    Pas vu, pas pris

    Le Conseil Départemental de l'Education Nationale (CDEN) s'est penché le 25 janvier dernier sur les subventions du Conseil général aux collèges de l'enseignement privé. Les syndicats enseignants ont vivement critiqué cette manne publique pour le privé. C'est une tradition.

  2. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  3. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  4. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  5. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  6. Les Béarnais moyennement plus riches que les Basques

    Insolite

  7. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.


Un précieux indice : la durée du film. Si elle dépasse 90 minutes, méfiance ! Une bonne comédie doit être rythmée, enlevée, montée avec art et légèreté. Pas question de se complaire dans des digressions sans fin, l’éllipse, la suggestion, la surprise sont invitées à la fête. Le thème peut être sérieux, c’est le traitement qui fait le sujet. Or donc, vous ne sauriez trouver des comédies fleuve, comme certains films qui vous raptent un spectateur pendant 2, 3 voire 4 heures… Une bonne comédie est courte, pas de rattrapage, c’est l’exercice le plus difficile.
Autre indice : en sortir heureux… Dommage que ce critère ne puisse être vérifié par anticipation, que de déconvenues évitées ! On peut se fier aux amis, mais aux vrais seulement !

Dernier étage gauche gauche d’Angelo Cianci : découvert au festival des jeunes réalisateurs de Saint Jean de Luz  où il a été remarqué, c’est 95 minutes d’un burlesque abouti. La journée pourrie d’un huissier venu faire sa petite saisie de routine dans une banlieue et qui finit pris en otage par une famille de beurs, fils dealer, père digne et empêtré dans son passé. Un huis clos plein comme un œuf, mené à un train d’enfer, trois comédiens impeccables (Hyppolyte Girardot, Mohamed Fellag et Aymen Saîdi), une belle confrontation père/fils, des personnages secondaires pétant de vie : le préfet, la femme de l’huissier, la banlieue qui palpite autour. Aymen Saîdi, (le jeune marcheur qui ne savait pas lire dans le film de Colline Serreau, Saint Jacques La Mecque, bien bonne comédie d’ailleurs) campe un personnage de dealer, lointain   cousin d’Al Pacino dans Un Après Midi de chien. Et pourtant ! Angelo Cianci dont c’est le premier long métrage n’en peut plus de présenter son film devant des salles presque vides….Pas de promo car pas de budget ! Père Noël, faites marcher le bouche à oreille et fissa !

Une comédie qui en a déjà de la promo car des affiches en annoncent partout la sortie pour le 22 décembre c’est Les Emotifs Anonymes de Jean-Pierre Améris. 80 minutes seulement !!! Et pas une de trop ! Le réalisateur venu à l’Atalante le 2 décembre, a reconnu être un fan de comédie américaine. Il a prié Benoit Poelvoorde de s’inspirer de  Steward Granger, quant à Isabelle Carré, il reconnaît l’avoir entraînée vers Doris Day, encore qu’on pense aussi à la Julie Andrews de Mary Poppins. Peu importe, c’est du champagne ! Léger, délicieux, intelligent, vif, touchant, et tiré de la réalité puisque l’auteur reconnaît avoir fréquenté lui-même, des cercles de parole d’émotifs anonymes. Ces deux inadaptés au monde, prisonniers des émotions qui les submergent, sont faits l’un pour l’autre. Tout l’intérêt est de suivre les invraisemblables péripéties qui leur sont imposées, jusqu’au dénouement final. On nage dans le chocolat, les gaffes, les brusques avancées et les retraites angoissées. La scène du restaurant est un sommet. Délicieuse Isabelle Carré. Grand, très grand Poelvoorde. Mention spéciale au réalisateur : « C’est ma première comédie, et ce fut épuisant. Je vais revenir aux films  sérieux ». CQFD.

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