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Semaine du 06/09/2010  - Politique
eta-cessez-feu

Quatre trêves, quatre scénarios

Écrit par Rédaction
Dans ses 50 ans d'existence, ETA a déclaré quatre trêves, dans quatre situations politiques complètement différentes. Tour d'abord en 1989, l'organisation armée s'était mise d'accord avec le gouvernement de Felipe Gonzalez (PSOE) pour entamer des négociations en Algérie, où se trouvaient déportés plusieurs dirigeants de l'organisation armée. Les négociations s'étaient tenues exclusivement entre les membre de l'ETA et les émissaires du gouvernement. Sans accord, les négociations avaient capoté au bout d'un an. Les partis politiques avaient été complètement exclus de cette négociation.

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

Il faudra attendre dix ans avant que l'ETA n'annonce une deuxième trêve illimitée. En septembre 1998, ce fut le temps des accords de Lizarra-Garazi. A l'opposé des négociations d'Alger, le cessez le feu fut négocié entre les partis abertzale, afin de mener un front commun face au gouvernement espagnol. Des contacts avec le gouvernement de Jose-Maria Aznar (PP) ne donneront rien, et l'accord entre les partis abertzale fera long feu.

 

La trêve de 2006 marqua un nouveau changement dans la stratégie de négociation. Fort de l'expérience des deux trêves précédentes, le cessez le feu de ETA fut la conséquence de la déclaration d'Anoeta réalisée par Arnaldo Otegi, porte parole de Batasuna, où la négociation fut scindée en deux : la négociation politique menée par les partis politiques d'une part et la négociation technique (prisonniers, désarmement...) entre ETA et le gouvernement espagnol de l'autre. La trêve fut négociée avec le gouvernement espagnol, mais à condition que les discussions aient lieu sur ces deux plans : politique et technique.

 

ETA et gouvernement espagnol s'étaient mis d'accord sur un échange de bons procédés. ETA ne devait plus commettre d'attentat et le gouvernement devait cesser toute répression envers les militants de la gauche abertzale. Si l'ETA remplit sa part du contrat, le gouvernement manqua à sa parole dès le lendemain de l'annonce du cessez le feu, avec l'arrestation du leader Arnaldo Otegi ainsi que plusieurs militants de la gauche abertzale.

 

Malgré cela, la négociation politique se matérialisa par les conversations de Loiola entre Batasuna, PSE et PNV. Mais en dépit des avancées importantes, les discussions n'aboutirent pas.

 

Les discussions techniques sur le désarmement de l'ETA, la libération des prisonniers et le sort des réfugiés n'avaient donc pas eu lieu. L'accentuation de la répression par le gouvernement fut à l'origine de l'attentat de l'ETA à l'aéroport de Madrid en décembre 2006. Un attentat en pleine trêve, qui devait être un avertissement au gouvernement de Madrid, se transforma en une estocade au processus de paix, puisque deux passants furent tués par l'effondrement du parking de l'aéroport. Malgré un dernier round de discussions en Suisse en mai 2007 entre le gouvernement et l'ETA d'un côté et le gouvernement et Batasuna de l'autre, il était trop tard pour aller plus loin.

 

Il reste encore à voir quelles sont les modalités des discussions qui se mettront en place lors de ce nouveau processus de paix qui s'engage. Contrairement aux trêves précédentes, ETA n'a pas utilisé le mot de « trêve » ou de « cessez le feu ». Après l'attentat de Madrid en décembre 2006 en pleine trêve, ces deux termes étaient quelque peu galvaudés, d'où l'annonce toute simple que l'ETA « ne mènera plus d'actions armées dans le cadre de sa campagne pour l'indépendance du Pays Basque » précisant avoir pris cette décision il y a plusieurs mois afin de mettre en place un processus démocratique.

 

Néanmoins, il semblerait que les termes de cette future négociation ne soient pas encore accordés entre le gouvernement et l'ETA, d'où l'appel de ce dernier afin de convenir ensemble « des conditions démocratiques minimales nécessaires à la mise en place d'un processus démocratique ». Mais qui sait, il se pourrait que cette demande publique fasse déjà partie des possibles discussions engagées avec le gouvernement espagnol, préalablement au cessez le feu, par l'intermédiaire des acteurs internationaux.


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