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Semaine du 01/02/2010  - Culture

Fipa : D’Iran et de bémols

Deux réalisatrices iraniennes

Écrit par Michèle Solle


Ils soutiennent PBI

Tahereh Hassanzadeh est sage-femme de son état. Vingt cinq ans, en parait dix huit. Elle a bénéficié de cours de cinéma dispensés par le gouvernement. Son sujet : la virginité réclamée aux femmes au moment du mariage. Munies de toutes les autorisations et d’un paquet de dossiers fournis par un juge, elle a suivi et filmé des procès. Des maris qui se plaignent, plusieurs mois ou années après celui-ci, que l’épouse ne soit pas arrivée vierge au mariage. Explications ubuesques. Hypocrisie et lâcheté d’une société qui écrase les femmes, d’une religion qui les nie.
En privé, elle parle des mariages provisoires, prostitution déguisée, de reconstruction de l’hymen, et d’une possible flambée de sida en Iran.

Torang Abedian. D’une famille d’artistes, et après des études de cinéma à Londres, revient en 2003 en Iran. Elle signe un beau documentaire sur Sara une fille de 21 ans à la voix magnifique que l’on entend dans des concerts privés. La loi islamique interdit aux femmes de chanter seules en public, elle rejoint un groupe comme choriste. L’autorisation des concerts  dépend du ministère de la culture et de l’orientation islamique. Une artiste méconnue tenue au secret…Le tournage a duré des années, des bruits courent que Bahman Ghobadi s’en serait inspiré pour son film interdit, Les Chats Persans…  

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