Semaine du 01/02/2010 - Société
Stéphane Hessel, « grand témoin » des Droits humains, soutient Laborantza GanbaraA 91 ans révolus, Stéphane Hessel, qui a participé en 1948 à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’Homme aux côtés, notamment, de René Cassin, a décidé de soutenir l’association Euskal herriko Laborantza Ganbara dans son long combat judiciaire contre l’Etat français.
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Intronisé « grand témoin » lors des célébrations du 60e anniversaire de la Déclaration par le ministère des Affaires étrangères, ce défenseur acharné des droits humains a fait parvenir un courrier à EHLG pour lui assurer que « tout harcèlement à l’encontre de l’association Euskal Herriko Laborantza Ganbara est contraire à cette valeur fondamentale qu’est dans toutes les démocraties, la liberté d’association ». A la veille du procès d’appel qui doit se tenir à Pau le 18 février contre Laborantza Ganbara, Stéphane Hessel précise, concernant cette « liberté d’association », que « rien ne doit intervenir pour la restreindre du moment qu’elle est pacifique ». L’écriture est tremblante mais le ton est clair. Aujourd’hui vice-président du Collégium international éthique, politique et scientifique, cet ancien ambassadeur de France à l’ONU rappelle dans son courrier que « René Cassin a pris soin d’inscrire dans la déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée par 54 États membres des Nations-Unies le 10 décembre 1948 à Paris l’article 20 qui proclame : toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifique ». Une « chaîne humaine » sera justement organisée à Bayonne le 6 février pour relier la Sous-Préfecture à la maison natale de René Cassin, et protester contre le procès intenté par l’État contre l’association. L’association Laborantza Ganbara est poursuivie pour son nom et ses missions pouvant créer la confusion avec la chambre d’agriculture de Pau. La justice a donné raison à Laborantza Ganbara une première fois en mars 2009 à Bayonne, mais l’État a fait appel. |
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