Terroir : les maux derrière les mots
Actualités du Pays Basque
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Chroniques
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Pas vu, pas pris
Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.
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J'me comprends
"L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).
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J'me comprends
"[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit :
1) Répertorier les ressources planétaires.
2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.).
3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits.
4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits.
5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]"
[source : wikipedia].
On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.
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Chronique
Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.
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Fenêtre sur Cour
Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.
Au détour d’une rue de St-Jean-Pied-de-Port, en plein pays de l’agriculture de qualité, le magasin de la Ferme Elizaldia promet et promeut « Le Terroir Basque » : charcuterie fermière, foie gras, Blonde d’Aquitaine et autre Vin d’Irouléguy font déjà saliver les papilles quand, d’un coup, la salive se bloque au milieu de la gorge ! Dans la devanture fanfaronne l’affiche de « l’Agneau de lait Fermier » Amatik qui se dit « Pur Produit de l’Agriculture Familiale et Citoyenne », géré par l’«Association des Bergers Basques et Béarnais.
Une belle sémantique qui cache en réalité qu’Amatik est le fait des éleveurs de brebis Lacaune, une race très productive, interdite au sein de l’Appellation fromagère AOC Ossau. La création de ce label avait créé la polémique il y a un peu plus d’un an, en s’attirant notamment les foudres du syndicat ELB.
Dans le cas présent, ce n’est pas le savant choix des mots de ceux qui avancent masqués qui étonne le plus, mais surtout l’identité de celui qui relaie cette promotion. La Ferme Elizaldia, dirigé par Jean-Baptiste Loyatho, ne jure que par la qualité et revendique « un lien au terroir » et des « produits qui ont du goût ». On s’interroge donc sur ses motivations à mettre dans ses rayons un agneau aussi controversé alors que l’Agneau de lait des Pyrénées, label rouge qui profite à une majorité d’éleveurs du Pays Basque est bien tout autant à sa portée. Les raisons du choix du maire de Gamarthe, présenté comme de sensibilité abertzale, restent assez inexplicables.

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