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Semaine du 13/12/2010  - Politique

Mandat Européen : MAM botte en touche

Michèle Alliot-Marie n’est pas ministre à prendre position sur des sujets politiques touchant le Pays Basque. Comme en 2003 lors de la fermeture si peu démocratique du quotidien Egunkaria par les autorités espagnoles et la mise à pied de fait de journalistes exerçant dans l’hexagone, Michèle Alliot-Marie s’est réfugiée vendredi soir dans une non-réponse, au sujet du Mandat d’arrêt européen émis à l’encontre d’Aurore Martin, en convoquant un devoir de réserve fort à propos. Dans une demi-mesure, elle a cependant accepté de transmettre le dossier explicatif, que lui ont remis les élus abertzale de Saint-Jean-de-Luz, à son homologue, Michel Mercier, nouveau ministre de la justice.

Ils soutiennent PBI

Chroniques

  1. Les syndicats enseignants jettent le bébé avec l'eau du bain

    Pas vu, pas pris

    Le Conseil Départemental de l'Education Nationale (CDEN) s'est penché le 25 janvier dernier sur les subventions du Conseil général aux collèges de l'enseignement privé. Les syndicats enseignants ont vivement critiqué cette manne publique pour le privé. C'est une tradition.

  2. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  3. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  4. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  5. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  6. Les Béarnais moyennement plus riches que les Basques

    Insolite

  7. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.


Au quotidien Sud-Ouest, elle rappelait pourtant, le lendemain, que « Un membre du gouvernement n'a pas à commenter une décision de justice. » Allusion transparente au ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, qui ne s’est pas privé, ce même vendredi, de regretter la condamnation de policiers français et que MAM a l’habitude de rappeler à l’ordre. On se doute bien dès lors que le ministre de la justice ne peut pas grand-chose pour la militante de Batasuna, en attente d’un pourvoi en cassation. Michel Mercier rappelle lui-même, en ces temps polémiques, que la justice est souveraine. Du reste, la loi n’interdit-elle pas de « jeter le discrédit » sur les décisions de justice ?

Mais la question justement, n’était pas là. En cette journée mondiale des droits de l’Homme, la mobilisation à l’appel d’Askatasuna convergeait symboliquement sur la place Louis XIV de Saint-Jean-de-Luz et devant la mairie où se tenait le conseil municipal, en présence de la ministre et adjointe au maire. Il s’agissait de battre le rappel, comme le fit le groupe abertzale Herri Berri en séance, pour demander aux élus d’afficher leur attachement à la liberté politique et de signer une pétition condamnant l’application politique du mandat européen. Le sénateur maire Didier Borotra, le député Jean Lassalle et même le député Jean Grenet l’ont fait sans réserve. Le Conseil Municipal luzien a refusé d’aborder ce sujet en séance, il est vrai peu conforme à cet exercice municipal mais le maire a accepté l’idée d’une rencontre sur le sujet dans la semaine qui vient.

La seule réponse ferme est venue des forces de l’ordre qui, à l’arrivée de Michèle Alliot-Marie, ont balayé la soixantaine de manifestants réunis autour du kiosque de la place, faisant un blessé et embarquant une jeune femme au poste pour la nuit pour « rébellion ». Les manifestants avaient commencé la journée vers 3h du matin devant le domicile du président de la Communauté de communes d'Iholdy, Lucien Delgue, qui avait refusé aborder le sujet de ce mandat d’arrêt le jugeant « politique », puis vers 7h du matin devant le domicile du député UMP Daniel Poulou, seul député basque à ne pas avoir affiché son soutien à Aurore Martin.

Une façon de rappeler justement que les élus doivent s’exprimer et que cette vocation est chevillée à leur mandat d’élu municipal ou de ministre. Même si la contradiction veut que parfois les mêmes élaborent, proposent ou votent les lois. Aurore Martin risque 12 ans de réclusion pour avoir tenu des conférences de presse sous la bannière de Batasuna, parti interdit en Espagne. L’application de son mandat d’arrêt reste en ce sens une application stricte de la loi française.

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