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Semaine du 13/12/2010  - Sport
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Le Poulidor de la pelote

Abel Barriola, éternel second

Écrit par Rédaction
Les amateurs de cyclisme n’hésiteraient pas à le qualifier de « Poulidor » de la Pelote Basque : Monsieur second. Abel Barriola bénéficie désormais de l’étiquette d’éternel deuxième, le pilotari qui n’arrive jamais au bout, ou presque. Dimanche encore, dans le chaudron donostiar d’Atano III, le Navarrais de Leitza a dû se contenter de la seconde marche du podium, aux dépens d’un grand Martinez de Irujo, il est vrai, définitivement un des meilleurs joueurs de l’histoire de la pelote.

Ils soutiennent PBI

Chroniques

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    Le Conseil Départemental de l'Education Nationale (CDEN) s'est penché le 25 janvier dernier sur les subventions du Conseil général aux collèges de l'enseignement privé. Les syndicats enseignants ont vivement critiqué cette manne publique pour le privé. C'est une tradition.

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    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

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    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  4. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  5. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  6. Les Béarnais moyennement plus riches que les Basques

    Insolite

  7. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

Irujo s’est imposé sur le même score qu’en partie de poule 22-17 au terme d’une rencontre équilibrée jusqu’à la dernière ligne droite où les erreurs de Barriola lui ont été fatales. Pourtant, si Abel Barriola suit les traces de « Poupou », certaines nuances sont à retenir. Il est toujours difficile d’établir des comparaisons entre le cyclisme et la Pelote Basque, entre les professionnels du vélo et les manistes du mur à gauche, d’autant que les époques ne sont pas les mêmes, pas plus que les compétitions, mais Raymond Poulidor n’a jamais gagné le Tour de France, par exemple, alors qu’Abel Barriola, mine de rien, compte déjà trois xapela en première série : celle du quatre et demi en 2000, celle du tête à tête en 2001 et celle du quatre et demi navarrais en 2002. Ce n’est pas rien. En revanche, les deux athlètes se réunissent dans les places de seconds.

 

Poulidor détient le record de podiums dans le Tour de France (8), ainsi que dans le championnat du Monde (4), Barriola lui dans les championnats : finaliste du quatre et demi en 2004, 2006 et 2007 et finaliste du tête à tête en 2007 et 2008. 11 finales pour trois petits titres. De quoi se poser des questions. Précisément, le Leitzar semble s'en poser de bonnes.

 

Déçu à la fin de la partie, comme tout compétiteur qui se doit, Barriola n’a pas perdu de sa lucidité pour savoir d’où il venait. Il n’a pas manqué de souligner l’incroyable trajet qu’il a fallu accomplir avant d’en arriver là. Car si Barriola est un joueur talentueux, il l’a prouvé en début de carrière, la chance n’a pas toujours été à ses côtés. Une grave blessure au genou l’a tenu loin des cancha pendant des longs mois et ce n’est que maintenant qu’il voit la lumière au bout du tunnel. Dans de telles circonstances on relativise plus facilement, revenir au plus haut niveau était le but premier, c’est chose faite, le reste c’est du bonus. Alors disputer une finale face à Martinez de Irujo était un cadeau de Noël avancé. Bien sur le Leitzar aurait bien voulu ramener la xapela, mais il se contentera de la coupe.

 

Reste que de perdre autant de finale n’est pas un fait anecdotique. Le pilotari en est conscient et c’est pourquoi il y travaille en profondeur. Les pilotazale l’ont remarqué peut-être, ce n’est plus Olaetxea qui l’a conseillé dans ce championnat du quatre et demi, mais un nouveau visage dans le monde de la Pelote : Jesus Buldain. Barriola a changé de botillero. Il a voulu donner une nouvelle dimension à sa carrière avec un homme qui aime bien travailler le domaine mental, qui privilégie l’événement et comment l’apprivoiser. Buldain est Leitzar lui aussi, un mordu de pelote, joueur lui-même jusqu’à l’adolescence mais qui s’intéresse par-dessus tout aux à côtés du sport. Il veut inculquer à son nouveau poulain une mentalité de gagneur, qu’il sache gérer les émotions et devienne encore plus compétitif. Une stratégie qui a d’ailleurs bien fonctionné… jusqu’en finale.

 

Barriola s’est montré intraitable depuis le début de la compétition. Seul Irujo l’a battu en Liguilla, mais ce jour-là aussi, le Poulidor de la pelote avait fait preuve de combativité. Et en finale aussi. Mais s’il y a des leçons de combativité à donner, il faut se rendre à l’évidence, Martinez de Irujo est en pôle position. Le pilotari d’Ibero a pris la grêle d’entrée de jeu. Barriola butait parfaitement, lui infligeant la bagatelle de 4 buts dans les 7 premiers points. 7-0, autant dire qu’Irujo avait de quoi se poser des questions. Et le champion, lui, se les pose dans la cancha. Ou pas. Son comportement n’est pas très joli a voir par moment, mais il faut le reconnaitre le Navarrais puise dans sa rage les ressources pour renverser la situation.

 

Irujo a enchaîné 10 points consécutifs. Et le mental, là, ne doit pas faire défaut. Les deux joueurs se sont rendu coup pou coup, chacun avec sa pelote pour se pointer avant la dernière ligne droite (14-14) a égalité. Sur les startings blocs, les deux face à face pour une mini partie en 8. Et là, les démons de Barriola sont apparus. Il n’a pas baissé les bras, mais ses fautes directes, un but faut et deux pasa, ne pardonnent pas à ce niveau. Pas face à Martinez de Irujo. Il faudra donc travailler davantage. Quoi qu’il en soit, le pilotzale sait reconnaître le talent des joueurs, dimanche, les deux protagonistes ont été ovationnés.


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