Suivez-nous via
facebook twitter2 feed2
Inscrivez-vous à la newsletter

Recevoir du HTML?

  • Imprimer
  • Email
Semaine du 22/11/2010  - Sport
waltary-agusti

Super Prestige : Waltary, comme le reste du monde

Écrit par Rédaction
Difficile de décrire l’expression des joueurs de pelote en ouvrant le courrier les invitant au Super Prestige. Entre stupéfaction et indignation, c’est finalement l’indécision qui prend le dessus face à une nouvelle dont on se demande effectivement par quel bout la prendre. Coincés, sans doute, entre la singularité d’un organisateur de tournoi et leur amour propre de pilotari. Le fait est que la missive était on ne peut plus claire. Le plus important tournoi du circuit en tête-à-tête, le Super Prestige du Garat, avait quelque peu modifié le règlement. Et dans un souci de rendre la compétition plus attractive, l’adversaire de Waltary en demi-finale, quel qu’il soit, bénéficierait d’une avance de 10 points. Autrement dit, en 40 points, le Cubain partirait avec un handicap de 10-0. Idem pour la finale si jamais le numéro un du circuit s’y qualifiait.

Ils soutiennent PBI

Chroniques

  1. Les syndicats enseignants jettent le bébé avec l'eau du bain

    Pas vu, pas pris

    Le Conseil Départemental de l'Education Nationale (CDEN) s'est penché le 25 janvier dernier sur les subventions du Conseil général aux collèges de l'enseignement privé. Les syndicats enseignants ont vivement critiqué cette manne publique pour le privé. C'est une tradition.

  2. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  3. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  4. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  5. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  6. Les Béarnais moyennement plus riches que les Basques

    Insolite

  7. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

Excellente idée… pour un défi ! Et ce ne sont pas les pilotazale qui diront le contraire. Ils en on vu d’autres : des un contre deux, des deux contre trois, des un contre un avec une main attachée, des pilotari obligés à s’asseoir sur une chaise pour frapper la pelote, des joueurs utilisant une bouteille de champagne pour la pelote de gomme… entre légendes et vérités, tous les genres y sont passés. La plupart avec succès d’ailleurs. Et même Waltary est encore souvent sollicité pour ce genre de challenge.

 

Reste que le Super Prestige est quand même un tournoi. Et non pas un défi. Un tournoi qui met aux prises les meilleurs spécialistes de la modalité individuelle et qui s'inscrit dans la durée. Son nom le revendique en tout cas. Pas seulement prestigieux, mais super en plus. C’est d’ailleurs la seule compétition du circuit, mise à part le championnat Elite Pro individuel, qui permet aux pilotari de s’affronter individuellement. Et pour couronner le tout, la récompense métallique est à la hauteur. Bref, un moment fort de la saison. Et instaurer un handicap dans une compétition qui s’installe dans la durée, qui plus est à un seul élément… ce n’est pas forcément bien vu.

 

Et à plusieurs titres. Par les propres joueurs d’abord qui voient dans cet avantage accordé à l’adversaire de Waltary, un genre de dénigrement. Personne ne met en doute la supériorité du Cubain, qui plus est dans les joutes individuelles. Mais le pilotari qui se qualifiera pour la demi finale n’aura-t-il pas gagné le droit de défier son adversaire à armes égales ? Certainement, quitte à ne pas passer le cap. Il ne s'agit pas non plus de jeter la pierre au Cubain. D’autant que ce n'est pas Waltary qui a proposé la mesure dans un élan de générosité, mais bel et bien l'organisateur qui lui a soumit le handicap. Waltary, lui, a accepté.

Cela dit, le souci de Garaziko Pilota est tout à fait légitime. En tant qu’organisateur privé de tournoi de pelote, l’association Garaztar veut innover, rendre son événement le plus attractif possible, et dans ce sens trouver des solutions au « problème » posé par le phénomène Waltary, si toutefois, être largement supérieur aux autres, reste un « problème » en sport. Alors, comment faire pour équilibrer une partie de tête à tête lorsque Waltary la dispute ? Très bonne question, et peu de réponses. Aujourd’hui, le champion en titre reste intouchable en tête à tête. C'est un fait. Grâce à son but principalement, ravageant, qui est d’autant plus efficace dans les trinquets rapides, notamment ceux à paroi de verre comme le trinquet Moderne de Bayonne.

Et la conséquence est tranchante : les parties sont raccourcies dans la durée, et la notion de suspens disparait dès la mi partie. Alors quelle solution, si problème il y a ? Et là, les idées fusent. On veut lui enlever son but, après quoi son adversaire pourrait rivaliser. Que Waltary ne but jamais, qu’il bute de plus loin, qu’il ne puisse pas jouer à puno ce que certains qualifient d’atxiki, qu’il ne joue pas dans les trinquets de verre, qu’il joue de la gauche… autant de remèdes aussi absurdes les uns comme les autres. Car, peut-on changer le règlement pour un seul joueur ? Et les questions se succèdent.

Le passage de Waltary en pelote est éphémère. Qu'avons nous fait avec les autres champions ? Les Harambillet, Laduche, Haran, Dongaitz ou les Gallastegi et Retegi pour n'en citer que quelques-uns ? Eux aussi ont marqué leur ère sans que des sanctions ne soient prises contre eux. Et que ferons nous de l'après Waltary lorsque d'autres grands champions émergeront ? Regardons nous ce qui ce fait chez les voisins ? Dans les autres sports ? Ce genre de handicaps existent-ils ?

Pas vraiment. Alors, pour tout ce qui est tournoi de prestige ou championnat, restons-en là. Aux adversaires à trouver des solutions dans la cancha. Au mieux, on pourrait ne pas le programmer dans les trinquets à paroi de verre. Mais, le Garat ne l'est pas ? Pour en revenir au Super Prestige, d'ailleurs, il faut quand même signaler que Garaziko Pilota a finalement décidé d'annuler le handicap. A la demande des joueurs, l'organisateur Garaztar s'est  plié aux exigences de la majorité concernant cette mesure et Waltary attaquera la demi finale comme le reste du monde, à 0-0.

Pour le reste, le tournoi réserve d'autres surprises, puisque Stéphane Lemouneau récemment passé chez les professionnels en mur à gauche, avec l'empresa Asegarce intégrera la compétition directement en demi-finale. Lemouneau dont le parcours en trinquet est quasi nul si l'on confisque les catégories jeunes, devra donc se frotter à l'élite des indépendants dès sa première partie. Autant dire qu'en attendant sa prestation, les pilotazale sont plutôt sceptiques.

Et pour terminer, l'organisateur donnera également sa chance à deux néo indépendants, le vice champion du monde landais, Olivier Jeannots et le l'ex champion de France amateur, Hervé Bonetbeltche. Premières parties, lundi prochain.


Publicité

Publicité