Archives depuis Décembre 2009Semaine du 21/12/2009 - L'aveu de la semaine“Les gens préfèrent des camions sur les routes plutôt qu’un centre de stockage sur le port”Bernard Darretche, directeur général de la CCIBernard Darretche, directeur général de la CCI, gestionnaire du Port de Bayonne, répond aux questions de Pays Basque Info sur l’acheminement du carburant au Pays basque nord. Depuis la fermeture du dépôt de carburant de la Raffinerie du Midi sur le port de Bayonne il y a deux ans, le trafic routier a fortement augmenté. Il faut désormais aller chercher gazole et super sans plomb en Gironde et les ramener en camions au Pays Basque.
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Où en est le projet d’un nouveau centre de stockage de carburant sur le port de Bayonne ? Le projet est au point mort. Il n’a pas du tout avancé. Il faudrait d’abord trouver un opérateur qui accepte de s’implanter sur le Port. Pour l’instant, personne ne s’est déclaré intéressé. Le site de LBC, à Tarnos, où sont déjà stockés des produits chimiques et pétroliers, pourrait-il être retenu si un opérateur se déclare ? Pour accueillir un nouveau centre de stockage sur le port, nous n’avons pas d’autres sites en vue. Mais c’est aussi à la société LBC de dire si elle accepterait un tel projet. A l’époque de la fermeture de la Raffinerie du Midi, le président de la CCI, Jean-Marie Berckmans, avait évoqué un coup terrible pour l’environnement, avec 40.000 nouveaux camions jetés sur les routes d’Aquitaine, pour aller chercher le carburant en Gironde et le ramener au Pays Basque. Il n’y a donc pas urgence à agir ? Oui, ces chiffres sont préoccupants. En fait, nous parlons de 40.000 allers-retours de camions supplémentaires par an depuis la fermeture de la Raffinerie du Midi, 20.000 camions qui partent de Gironde vers le Pays basque et 20.000 qui reviennent. Ce trafic supplémentaire sur les routes a effectivement de grosses conséquences sur l’environnement. Mais je crois que les gens préfèrent des camions sur les routes plutôt qu’un nouveau centre de stockage de carburant sur le port de Bayonne. Il faut bien réfléchir aux avantages et aux inconvénients d’une telle solution. Vous voulez dire qu’il pourrait y avoir une forte opposition à ce projet comme c’est le cas pour les laminoirs ? Oui. Actuellement, une partie de la population est dans une logique de refuser toutes nouvelles solutions. On le voit avec la LGV. Mais si on ne peut pas se satisfaire de nouveaux camions sur les routes, quelle est l’alternative ? La solution la plus écologique, plus encore que d’acheminer le carburant par bateau, c’est de le transporter par le train. Mais pour l’instant, c’est compliqué. Actuellement, il n’y a pas de système de transport ferroviaire adapté. Avec la LGV, on pourrait peut-être l’envisager. |
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