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Semaine du 06/09/2010  - Politique
Pierre-Bidart-EuskoMedias

La dernière leçon de Pierre Bidart

Écrit par Rédaction

« Dérives inquiétantes », « triste spectacle ». Les mots sont durs. Ils sont de l’universitaire baigorriar Pierre Bidart. Pour qualifier la politique du gouvernement à l’égard des Roms à la veille de prendre son poste d’attaché culturel à l’ambassade de France à Sofia (Bulgarie) ? Pas du tout. Pour commenter le pataquès en cours à la Communauté des communes de Garazi-Baigorri.

Photo euskomedia.org

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.


La méthode est élégante : Pierre Bidart a publié une tribune au Journal de St-Palais le 6 août dernier pour faire la leçon sur la ‘crise’ en cours en Basse-Navarre sud. L’heure doit être grave. Cet été, quatre maires ont démissionné de leur vice-présidence pour contester la décision du président, Jean-Michel Galant, d’embaucher un nouveau directeur général des services, en l’occurrence Estebe Eyherabide qui occupait ce poste à l’Office public de la langue basque. C’est effectivement un coup de tonnerre dans la vie politique garaztar —qui se double de chambardements dans le volet culturel avec la reprise en main institutionnelle de la Scène de pays.

L'appel au peuple
Pierre Bidart y voit « un événement d’une extrême gravité » qui révèle « l’état de délabrement de cette institution locale ». Pour en sortir, l’ancien candidat socialiste aux élections cantonales en appelle aux maires de Baigorry et de St-Jean-Pied-de-Port pour qu’ils « affirment leur ancienne et légitime autorité de chefs-lieux de canton en se faisant les porte-parole de [l’]esprit public ». Mieux, l’anthropologue juge « utile que les habitants s’organisent en comité de vigilance communautaire pour défendre cet esprit public ». On ne sait s’il fait référence à la Révolution ou au gadget électoral de 2007 de Ségolène Royal. Un appel au peuple, « avant que les autorités préfectorales n’envisagent, peut être un jour,la dissolution de cette Communauté de Communes pour incurie grave ! ».

Cet appel à un « sursaut républicain » est motivé par le fait que D. Garazi envisage une piscine chauffée, ce qui susciterait l’inquiétude et la colère des baigorriar sur l’avenir de leur propre piscine. Second élément concret porté dans le dossier à charge : une étude payée 16 000 euros pour pressentir un terrain d’accueil pour les camping-cars.

Plus généralement, Pierre Bidart fustige « un recours excessif aux cabinets d’étude » de la part des élus, une « opacité » dans le fonctionnement et les décisions de la Communauté des communes, le manque de lettre d’information, et l’absence de politique transfrontalière ou de programme d’action à l’égard des jeunes. Toute chose dont ne souffriraient pas les voisins d’Amikuze.

L’ancien sociologue critique en profite pour ériger en modèle la com’ de la Communauté des communes d’Amikuze (sous la houlette du très progressiste Barthélémy Aguerre) et salue au passage Le Journal de St-Palais et ses « très longs comptes-rendus ». Bref, c’est bien mieux à côté.

La faute aux abertzale !
L’heure est peut être effectivement grave pour ces pauvres garaztar et baigorriar, mais l’explication d’une telle charge est probablement ailleurs. Après les élections municipales de 2008, les abertzale ont pris le leadership à la communauté des communes. Jean-Michel Galant (AB) est devenu président.

Du coup, l’ancien intellectuel organique des anti-département Pays Basque —via leurs anciens think-tank CAP Vivre Ensemble ou Club Prospère Irigaray— croit déceler une « manœuvre de noyautage politique nationaliste basque » dans la décision qui a provoqué la démission des quatre adjoints (le maire Modem d'Anhaux, de St-Martin d'Arrossa, de Gamarthe et un conseiller municipal de St-Jean-le-Vieux).

Il est bien loin le temps où le jeune sociologue bourdieusien plaidait pour une alliance entre abertzale et socialiste pour promouvoir un changement en terre conservatrice. La voie à suivre en matière de gestion des collectivités locales se situerait désormais chez le Modem Barthélémy Aguerre. Pour finir d’avoir le tournis, il ne manquerait plus qu’il prenne ses nouvelles fonctions en empruntant un charter avec des Roms bulgares.


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