Archives depuis Décembre 2009
Le bilan carbone du carburant explose au Pays Basque
Deux ans après la fermeture de la Raffinerie du Midi
En plein sommet de Copenhague, le Pays Basque célèbre un triste anniversaire. Cela fait aujourd'hui deux ans que la Raffinerie du Midi, au Boucau, a suspendu son activité. Deux ans que le Pays Basque nord n’a plus de dépôt de carburant. Ce carburant, qui arrivait par bateau, est désormais charrié par camions citernes, depuis la Gironde, à 200 km de là. Fin 2007, le président de la CCI Jean-Marie Berckmans estimait que l'environnement allait payer un lourd tribu à cette fermeture avec pour conséquence "40.000 camions supplémentaires par an jetés sur les routes d'Aquitaine". Pour souligner l'urgence à doter le Pays Basque d'un dépôt de carburants, Jean-Marie Berckmans avançait le chiffre global de 80.000 camions qui encombrent chaque année nos routes pour acheminer le gazole et le super sans plomb que nous utilisons. Deux ans après, les conséquences se font toujours sentir. En matière de bilan carbone, on peut sans doute mieux faire...
Actualités du Pays Basque
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Chroniques
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Pas vu, pas pris
Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.
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J'me comprends
"L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).
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J'me comprends
"[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit :
1) Répertorier les ressources planétaires.
2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.).
3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits.
4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits.
5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]"
[source : wikipedia].
On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.
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Chronique
Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.
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Fenêtre sur Cour
Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.
La Raffinerie du Midi avait une capacité de 450.000 tonnes de produits raffinés, l'équivalant de 11.250 camions citernes de 40 tonnes. Elle couvrait la moitié des besoins en carburant du sud de la région Aquitaine. Le reste provenait déjà de Gironde, essentiellement de Bassens au nord de Bordeaux, où se trouve le plus important entrepôt de carburant aquitain. Depuis la fermeture de la Raffinerie du Midi, le trafic routier de carburant entre Bordeaux et Bayonne a donc mathématiquement doublé pour atteindre, selon les estimations de la CCI, jusqu'à 80.000 camions chaque année, soit une moyenne de près de 220 camions par jour sur 200 kilomètres.
“Trouver un nouveau lieu de stockage sur le port” Pour autant, personne ne regrette vraiment la fermeture de la Raffinerie du Midi. En bord d’Adour, cette installation à risque, classée Seveso, se trouvait trop près des habitations. Pour justifier sa fermeture, ses propriétaires, les sociétés Total, Shell et Esso, ont expliqué que le site du Boucau subissait “une perte de rentabilité”. Les nouvelles normes de sécurité auxquelles l’établissement allait devoir se conformer pour protéger le quartier ne sont sans doute pas étrangères à cette “perte de rentabilité”.
Si personne ne pleure la Raffinerie du Midi, la situation actuelle n’est pas satisfaisante. “Tous ces camions-citernes sur les routes, ce n’est pas la solution, ce sont des bombes roulantes, sans parler bien sûr du bilan carbone”, constate Michel Boccardo, président d“Ideal”, association boucalaise de défense de l’environnement, membre du CADE (Collectif des associations de défense de l'environnement). “Il faut, ajoute-t-il, un nouveau lieu de stockage des carburants sur le port de Bayonne.”
C’est aussi ce qu’envisageait la Chambre de Commerce et d’Industrie, gestionnaire du port, dès l’annonce de la fermeture de la Raffinerie du Midi, il y a deux ans. Mais à la CCI, "le dossier n’a pas beaucoup avancé", reconnaît-on. Trouver un terrain pour un dépôt de carburant n'est certes pas aisé et nécessite un minimum de préparations. Le site de LBC, à Tarnos, qui stocke déjà des produits chimiques et pétroliers, est régulièrement cité. Mais dans l'attente d'une décision, le convoyage par camions-citernes a encore de beaux jours devant lui.
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