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Semaine du 28/12/2009  - Société
pompiers

Près de 4.000 morts dans un attentat contre la Raffinerie du Midi au Port de Bayonne

Écrit par Rédaction
4.000 personnes auraient succombé dans l'explosion de la Raffinerie du Midi dans la nuit de la Saint Innocent. Le groupe AZF serait à l'origine de l'attentat contre la Raffinerie du Midi du Port de Bayonne. La destruction à l'explosif d'une cuve d'hydrocarbures a provoqué une réaction en chaîne qui a pratiquement rayé Boucau de la carte.

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.


Les pompiers, arrivés trop tard et avec des moyens trop limités, n'ont pu empêcher ce désastre. Plus de 24 heures après le drame, les multiples incendies ne sont toujours pas sous contrôle, et les secours peinent à progresser vers les passagers du train Paris-Irun, complètement soufflé cette nuit dans la désintégration.

 

Le Président de la République, qui devrait se rendre sur place, appelle à un deuil national et à une recherche "sans pitié ni relâchement des terroristes".

Après avoir évoqué une responsabilité de l'ETA, déjà soupçonnée en juin 2006 d'avoir placé un engin explosif dans un wagon de la zone portuaire, les enqueteurs privilégiaient hier l'hypothèse du groupe armé AZF, qui, depuis 2004, menace d'attentats le réseau ferroviaire français contre le versement de rançons de plusieurs millions d'euros.


C'est en effet un mélange de de fioul et de nitrate d'ammonium (signant la menace habituelle de cette faction terroriste) qui aurait provoqué le feu à la cuve 42 de la Raffinerie du Midi au Boucau, entrainant une réaction en chaine aux conséquences dramatiques.

Un premier bilan porterait à plus de 4.000 le nombre de victimes du gigantesque incendie et des conséquences du souffle de l'explosion, notamment la création d'une boule de feu de plus de 1 km de rayon.

Par ailleurs, des dizaines de milliers de personnes blessées grièvement sont déjà recensées, et sont progressivement prises en charge par les renforts hospitaliers et les pompiers de Bayonne, de Donostia, de Pau, de Bordeaux, et du 1er RPIMA de Bayonne.


Chronologie des évènements
D'une capacité de 14.500 m3 d'hydrocarbures, la cuve 42 était désignée dans les documents du Plan Particulier d'Intervention du département en 2001 comme "nécessitant un périmètre spécifique de sécurité de 518 mètres" (incluant, selon la DRIRE, des zones dites 'léthales" et des zones de risques dits "irréversibles" de blessures graves).

La détection de l'intrusion sur le site (aux alentours de 22h) n'a malheureusement pas permis d'empêcher les intrus de placer une charge lourde contre les parois de la cuve.

L'explosion de la cuve a d'abord provoqué un phénomène dit de "boil over" : véritable boule de feu contenant 20% des produits enflammés de la cuve 42, son rayon d'explosion et d'incendie immédiat a été estimée à plus de 1 km, embrasant une grande partie de la commune du Boucau, jusqu'aux quartiers de Blancpignon à Anglet, de l'autre côté de l'Adour !

D'une durée de quelques secondes à peine (mais d'une puissance de l'ordre de 30 mégawatts !), cette boule de feu s'est ensuite dispersé sur un très large rayon environnant sous forme d'une véritable "pluie" d'hydrocarbures enflammés, détruisant de nombreux quartiers de Boucau, Tarnos, Bayonne et Anglet.

Soufflé par l'explosion, le TGV Paris - Irun  - qui arrivait en gare de Bayonne avec, à son bord, de nombreux touristes venus passer le réveillon sur la côte basque -  semble avoir déraillé sous l'impact, avant l'explosion de toutes ses vitres (occasionnant de très nombreuses blessures graves).

Dans l'instant d'après, à proximité du déraillement, une partie de la cuve 42 se disloquait, puis s'envolait littéralement, créant un véritablement bombardement de la zone, de nombreux éléments métalliques venant pleuvoir sur les passagers sortis comme ils le pouvaient des wagons.


Effet domino
Présenté par ses défenseurs comme un Port atypique par la proximité de l'activité industrielle et de zones urbaines, le "principe de précaution" visant à délimiter un périmètre de sécurité de 518 mètres s'est avéré largement insuffisant.

pompiersLe risque avait pourtant été admis par le Directeur Général de la Raffinerie, M. Coudrette, lors d'une réunion publique le 17 novembre 2001, au cours de laquelle il reconnaissait qu'une organisation n'aurait effectivement "aucune difficulté à perpétrer un attentat, intrusion ou pas, avec des conséquences catastrophiques pour la population".

Jointe par téléphone, la direction du groupe TOTAL n'a pas souhaité ajouter de commentaire, "au regard du désastre dont il faut s'occuper aujourd'hui, ces questions étant secondaires dans l'échelle de temps et de l'ampleur de la catastrophe".

Sans doute effectivement que leurs responsables n'avaient pas prévu l'enchainement de catastrophes générées, avec un véritable tsunami de feu se déversant sur une très grande surface autour de la Raffinerie du Midi (les premières habitations étant à 50 mètres du site).

Dans l'ordre des catastrophes furent donc enregistrées
- l'explosion de la conduite souterraine de Gaz Sud Ouest, crevant littéralement la surface de la terre (et ses habitations proches) du Pont Grenet à l'emplacement du futur laminoir Beltrame, sur Tarnos ;
- le soufflage, puis l'explosion d'un convoi ferroviaire de méthanol destiné à la société LBC Sotrasol de la zone portuaire ;
- dans ce sombre tableau, le bilan aurait encore pu s'alourdir, avec la présence sur le quai d'un pétrolier d'hydrocarbures qui avait, heureusement, vidé ses cuves quelques heures auparavant.


Les pompiers impuissants devant l'ampleur des dégâts
Si les secours ont été immédiatement alertés - dès l'intrusion dans la Raffinerie, nous a confirmé le porte-parole des Sapeurs-Pompiers -, l'absence d'un poste d'intervention d'urgence des pompiers sur la zone même du Port a provoqué un léger retard, de l'ordre de 20 minutes entre la caserne d'Anglet et le sinistre (les secours ayant été stoppés sur le pont Grenet par une population en proie à la panique et fuyant à pied ou en voiture la zone de dégagement de flammes et de fumées).

Malheureusement, il aura été impossible aux camions-citernes des pompiers d'approcher suffisamment près du dépôt d'hydrocarbure, en raison d'une chaleur intenable à moins de 100 mètres de la combustion.

Positionné directement sur les eaux, le seul bateau équipé d'un canon à mousse spéciale se révèlera quant à lui trop court pour atteindre l'ensemble de la cuvette de propagation des substances liquides enflammées (et handicapé dans son efficacité par un vent d'Ouest pourtant de seulement 45 km/h).

D'autres moyens plus importants ne devraient plus tarder désormais, ont promis les responsables de la Région Aquitaine, en charge de la gestion du Port.

 

 

Une raffinerie est-elle moins dangereuse que 40.000 camions par an sur les routes d'Aquitaine ?

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Il y a à peine une semaine, le Directeur général de la CCI de Bayonne, Bernard Darretche, s'exprimait dans nos colonnes sur la fermeture de la Raffinerie du Midi, demandée par les associations de riverains ou de défense de l'environnement dont ZIPADOUR.

Cette fermeture est aujourd'hui effective, le site est quasiment rasé aujourd'hui, mais sans que ne se soit nullement produit ce scénario-catastrophe, décrit, étayé par l'association ZIPADOUR en 2007 et présenté sous forme de dossier aux pouvoirs publics. Un travail de plusieurs années sur les risques engendrés par cette activité de stockage d'hydrocarbures, qu'à l'occasion de la Saint Innocent, jour de bonnes blagues dans la péninsule ibérique, PBI a décidé de ressortir. Sous forme de simulation très sérieuse cependant.

"Les gens préfèrent des camions sur les routes plutôt qu’un centre de stockage sur le port ", regrettait Bernard Darretche, décrivant les 40.000 camions de transport d'hydrocarbures faisant la liaison entre la Gironde et la Côte Basque. Sans doute que la problématique n'est pas si simple, ni caricaturale. Le groupe Total a d'ailleurs déserté le site pour des raisons également de couts de mises aux normes. Un travail en commun entre "spécialistes", professionnels ou bénévoles, et des élus responsables, permettrait de faire correctement avancer la discussion.


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