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ACTUALITÉS DU PAYS BASQUE

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Semaine du 07/06/2010  - Politique
Demos-jurgi-

La dernière danse des Démos

Écrit par Rédaction
Ce sera une « mort glorieuse », promettent les Démos. 10 ans après la création de ce « bras non-armé de la population », les Démos s’apprêtent à tirer leur révérence, à leur manière, c’est à dire avec fracas et dans un ultime geste symbolique. Ils l'ont annoncé après un long sommeil, ce samedi à Bayonne, devant l’édifice flambant neuf du centre des archives. De cette dernière action que les militants jaunes projettent, on ne sait pour l’instant pas grand-chose, si ce n’est qu’elle aura lieu lors de l’inauguration de ce bâtiment tant souhaité à Bayonne et qu’il ne s’agira cette fois pas de subtiliser mais bien de rendre à César. En l’occurrence, le registre du Biltzar du Labourd, confisqué d’autorité à Pau, un jour de juin 2000, dans l’attente de la création d’un pôle d’archives au Pays Basque. Un document historique, vieux de plus de deux siècles, et hautement symbolique, puisqu’il consigne la derrière délibération de l’assemblée des élus basques, au lendemain de la Révolution française, contre la création du département des Basses-Pyrénées et en faveur d’un département Pays Basque. En plein débat sur le statut institutionnel du Pays Basque, les Démos, abréviation de « démocratie pour le Pays Basque », passent le relais.

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

Il faut dire que ces personnages, inspirés par des principes d’agitprop et d’actions non-violentes, parfois recouverts de masques blancs sans expression, parfois à visages découverts, toujours vêtus de jaune, ont fini par payer un lourd tribut à leurs engagements en faveur d’un département Pays Basque, d’une reconnaissance de la langue basque et du rapprochement des prisonniers basques. A mesure que leurs actions éclatantes défrayaient la chronique et que leur popularité augmentait, les réactions policières et judiciaires se sont faites plus fermes. En 2007, 700 personnes avaient participé à une centaine d’actions des Démos. En seulement deux années, 97 Démos furent inculpés, au fil de 16 procès, dont les plus retentissants resteront gravés dans la conscience collective basque. Images d’un tribunal faisant usage de la force au sein même du prétoire pour évacuer quelques jeunes militants non-violents qui réclamaient de parler en basque et balayant du même coup les figures respectables de la culture basque qui assistaient au procès.

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Une histoire commencée aux premiers jours de l’an 2000, sur le mur de la prison de Bayonne pour réclamer le rapprochement des prisonniers basques, avec déjà le sens de la symbolique. La note d’humour viendra bien vite, lors de la récupération de ce précieux registre du Biltzar labourdin, réalisé par un étudiant inscrit aux archives de Pau sous le doux nom de Dominique-Joseph Garat, comme le député basque de la Révolution française qui s’éleva contre les Basses-Pyrénées. Les Démos le mettront d’ailleurs en scène, le faisant ressusciter, en quelque sorte, pour protester. Ce registre sera entièrement numérisé pour en permettre la consultation publique, et apparaîtra de temps en temps au Pays Basque, le temps d’un hommage, ou avec une Marianne « libérée » d’une mairie Basque.

dmos2300Fil rouge de la saga des Démos, le registre restitué fermera la boucle d’une militance joyeuse, qui permis de faire avancer le débat sur les trois thèmes de prédilection des Démos et d’en défendre les enjeux, avec le poids de l’image et les retentissements d’une communication choc. « Libération » des Mariannes dans les mairies basques, rapatriement des sièges basques du Parlement de Navarre à Pau, accidents de la route mis en scène pour interpeller sur les dangers, pour les familles, de la dispersion des prisonniers, blocage des avions transférant des prisonniers, et bien sûr, la célèbre bataille du rail, long bras de fer avec la SNCF pour une signalétique en basque.

En prime aujourd’hui, le « sentiment du travail accompli » confient les Démos, avec des prolongements qui découlent de ces actions, comme la construction de Laborantza Ganbara, chambre d’agriculture alternative du Pays Basque, ou au sein de la plateforme Batera qui mène la revendication d’une collectivité territoriale pour le Pays Basque. « Un véritable creuset pour des militants politiques » résumait Jean-Noël « Txetx » Etcheverry en insistant sur la validité de la stratégie de la non-violence. « Les Démos ont toujours tenu leurs promesses » confiaient-ils samedi. Deux certitudes existent donc : le registre du Labourd sera restitué. Et les Démos célèbreront leur dissolution, le 19 juin (Tél. 05 59 25 65 52), dans une grande fête, sous l’intitulé « Azken Démos Dantza », la dernière danse du soldat jaune.

 

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Une peine jamais effectuée, mais une promesse tenue


Les quatre Démos Iñaki Etxeleku, Jean-Noël Etcheverry Txetx, Xarlo Etxezaharreta et Gorka Torre ont été condamnés le 1er juillet 2004 à 150 jours amendes à 10 euros, pour “recel” des registres des délibérations du Biltzar du Labourd. Ou à défaut, 75 jours de prison. Les 14 autres personnes ayant participé à l’action, ont en revanche été condamnées chacune à 1000 euros avec sursis pour la soustraction de copies dans les archives départementales de Pau le même jour.

 

Le tribunal a donc distingué les peines, entre ceux qui avaient soustrait des copies de documents depuis le centre palois, et ceux qui pendant ce temps auraient mis la main sur l’original du registre des délibérations “profitant de la diversion”. Dans les deux cas, la condamnation a été plus importante que la réquisition du procureur lors du procès en appel du 15 avril 2004. Dès le jugement, les Démos ont annoncé qu’ils ne paieraient « pas un centime », estimant qu’il s’agissait d’une “action légitime”. En s’emparant d’archives du Pays Basque, les démos avaient souhaité la création d’un centre d’archives en Pays Basque. Un projet qui a fait son chemin, puisque l’ouverture d’un centre d’archives à Bayonne était annoncée dès 2006. Les démos avaient toujours indiqué que le registre serait restitué à un centre d’archives du Pays Basque.

 

L’action avait également été l’occasion de rappeler le contenu des registres datant de la Révolution : la revendication de création d’un département Pays Basque par les élus du Biltzar du Labourd. “Si nous devons aller en prison pour avoir demandé ce que la grande majorité de la société du Pays Basque souhaite, et pour avoir pris le relais de nos ancêtres, nous irons !” avait martelé Jean-Noël « Txetx » Etcheverry à l’issue de cette condamnation. En 2010, à la veille de rendre le précieux registre, les Démos n’ont toujours pas payé cette amende, et aucune peine de prison n’est tombée. Lors du procès, 143 personnes s’étaient auto-inculpées de cette action. En revanche le tribunal de Pau, ce 1er Juillet 2004, n’a nullement condamné les Démos à rendre le registre.

 

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