ACTUALITÉS DU PAYS BASQUE
Semaine du 24/05/2010
- Politique
Madrid : la paix en Pays Basque ne regarde pas les Nobel
La nouvelle de la semaine en Espagne n’était autre que l’arrestation du énième numéro un de l’ETA. Pas une seule ligne sur les déclarations du responsable du mouvement social Lokarri accusant Madrid d’exercer des pressions « injustifiables » sur les signataires de la Déclaration de Bruxelles, dont quatre prix Nobel de la Paix.
Actualités du Pays Basque
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Chroniques
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Pas vu, pas pris
Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.
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J'me comprends
"L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).
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J'me comprends
"[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit :
1) Répertorier les ressources planétaires.
2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.).
3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits.
4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits.
5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]"
[source : wikipedia].
On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.
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Chronique
Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.
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Fenêtre sur Cour
Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.
En effet, Paul Rios a dénoncé avoir appris par l’intermédiaire de l’avocat sud-africain Brian Currin, que les personnalités internationales favorables à une issue dialoguée au conflit basque sont en train de subir « des pressions pour qu’ils retirent leur soutien au document ». De même, Madrid a transmis sa contrariété aux institutions dont ces personnalités relèvent. « Il s’agit d’un fait très grave », selon Paul Rios, qui n’écarte pas un abandon de la part de personnalités internationales. Le coordinateur de Lokarri, mouvement qui mène actuellement une campagne de socialisation du contenu de la Déclaration de Bruxelles, affirme ne pas comprendre les raisons qui mènent Madrid à vouloir faire avorter cette démarche internationale. D’autant plus que la gauche indépendantiste basque a adopté les principes du document, dont le pari exclusif pour les voies politiques.
En quoi un document qui demande à l’ETA une trêve vérifiable peut-elle gêner les autorités espagnoles ? La fin de la violence n’est-elle pas un objectif prioritaire de Madrid ? Pourquoi l’Etat espagnol ne montre pas publiquement son refus de voir des prix Nobel de la Paix coopérer dans la résolution du problème basque ? Cette affaire n’est pas le seul symptôme du malaise généré à Madrid par les derniers événements qui ont eu lieu en Pays Basque, dont la présentation par la gauche abertzale du document Zutik Euskal Herria qui défend l’usage exclusif des voies politiques et l’engagement avec les principes Mitchell contenus dans la Déclaration de Bruxelles.
En effet, le chef de la branche locale du PSOE, le lehendakari Patxi Lopez, a exigé au président de son propre parti, Jesus Eguiguren, de s’abstenir de maintenir des contacts même informels avec la gauche indépendantiste basque. L’ancien interlocuteur socialiste avec le mouvement de libération national basque avait effectivement décidé de tisser de nouveaux contacts avec la mouvance abertzale pour sonder la situation. Après cette prise de température, Jesus Eguiguren avait déclaré crédible le pari de la gauche abertzale pour un processus politique de résolution du conflit basque. Ces propos ont eu comme conséquence des réactions farouches du Parti Populaire mais aussi du petit mais très médiatique parti conservateur UPyD, selon lequel les socialistes préparent « une opération de sauvetage de Batasuna ».
Face à cette situation, il est compréhensible que le PSOE réagisse de son coté pour éviter que cette affaire se tourne électoralement contre lui et qu’il essaie de montrer qu’il n’y a pas de nouvelle négociation avec la gauche abertzale. Mais, il est moins compréhensible que Madrid essaie de couper le réseau international qui pourrait aider à trouver une issue dialoguée au conflit basque. Car l’Etat espagnol est conscient que seule une telle solution pourra un jour être définitive, comme le montre le fait qu’il ait placé l’un de ses représentants, l’ancien Mister PESC Javier Solana, au sein du centre Henri Dunant.
Comment comprendre alors les efforts de Madrid pour que les signataires de la Déclaration de Bruxelles fassent marche arrière ? Peut-être par son intérêt de contrôler de façon exclusive le processus d’interlocution. Quoi qu’il en soit, vu les effets politiques qu’elle génère autant au Pays Basque qu’à Madrid, la voie ouverte par la médiation de l’avocat Brian Currin semble être la bonne, pourvu qu’elle soit la définitive, pour tourner la page du conflit basque.
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