ACTUALITÉS DU PAYS BASQUESemaine du 17/05/2010 - Économie/SocialLes opposants à la LGV prennent le train de l’EuropeUne délégation des signataires de la Charte d’Hendaye, fédérant plusieurs structures européennes opposées aux projets de LGV, se rendra mardi au Parlement Européen de Strasbourg pour y rencontrer des députés.
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Cette réunion, organisée par la député italienne du groupe ALDE Sonia Alfano et la député française du groupe ALE, Catherine Grèze, permet aux opposants de donner la mesure de leurs arguments à une échelle supérieure. Même si ces derniers conviennent qu’il faut persévérer dans une opposition locale, ils prennent ainsi une dimension globale. Un enjeu qui n’est pas seulement lié aux tronçons inscrits dans le schéma européen de transport et bénéficiant de financements de l’Europe, mais bien de s’attaquer directement au pouvoir décisionnaire. Si le député basque Daniel Poulou estimait dans nos colonnes qu’il était vain de s’opposer à un projet déjà décidé au niveau européen, c’est à l’inverse pour cette raison que les signataires de la Charte d’Hendaye veulent déployer leurs arguments à Strasbourg.
En remettant le contenu de la Charte d’Hendaye, signée par de nombreux collectifs lors de la manifestation transfrontalière d’Hendaye le 23 janvier dernier, les opposants à la création de nouvelles voies entendent convaincre les députés européens des dangers d’un tel projet, sur un plan socioéconomique en raison de « l’assèchement des villes moyennes situées le long des tracés » qui seront traversées par la ligne sans espoir d’y voir s’arrêter un train, et surtout sur un plan environnemental. Contrairement aux arguments répandus par les partisans de LGV, la grande vitesse a un coût écologique important. Les opposants prônent plutôt l’amélioration des voies existantes et réclament une étude en ce sens. Requête qui n’engage pas à grand-chose il est vrai, et qui n’a jamais été entendue. C’est sans doute pour cela que les contestataires voient déjà dans cette écoute européenne un exercice de « démocratie où des citoyens en lutte sont entendus par leurs représentants ».
La visite des opposants à la LGV en image et en direct sur twitter depuis Starsbourg
Victor Pachon et Martine Bouchet, membre du CADE, dans le train grande vitesse qui les mène à Strasbourg, via Paris.
Arrivée à Paris.
De Paris à Strasbourg, vitesse LGV 320 km/h, ça secoue ! Un employé du wagon-café : "au début avec cette vitesse, on est obligés de prendre un Mercalme pour éviter de vomir". |
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