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ACTUALITÉS DU PAYS BASQUE

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Semaine du 22/02/2010  - Politique
Sinn-fein-batasuna

Gerry Adams appelle le gouvernement espagnol à répondre de bonne foi à l'offre de Batasuna

Écrit par Rédaction
Le président du Sinn Féin, Gerry Adams, a lancé un appel au gouvernement espagnol pour qu'il réponde "de bonne foi" au dernier document de Batasuna (Zutik Euskal Herria) afin de "mettre un terme au conflit au Pays Basque". Dans des déclarations reproduites par l'hebdomadaire politique de son parti, An Phoblacht, Gerry Adams fait l'éloge de la résolution approuvée par les assemblées locales de la gauche indépendantiste basque.

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

C'est au terme d'un long débat interne, que les militants de la gauche abertzale ont confirmé leur pari pour "un processus démocratique" ayant pour base "la négociation, l'accord politique et la participation populaire". Les militants de Batasuna, formation politique interdite depuis 2003 en Espagne, ont souligné que cette "phase politique" devait se tenir "en l'absence totale de violence", et devrait être atteinte par "des voies et des moyens exclusivement politiques et démocratiques".

 

Selon Gerry Adams, cette déclaration crée l'occasion "de mettre un terme au conflit au Pays Basque et d'obtenir des progrès politiques réelles".

 

"Je comprends qu'au cours du débat interne entre les militants basques qui s'est produit dans les derniers mois, ont participé jusqu'à 7.000 activistes. C'est une réalisation remarquable", affirme le chef des républicains nord-irlandais, selon lequel "d'autres événements récents ont montré la détermination de la part de la gauche abertzale de résoudre le conflit et d'atteindre ses droits nationaux et démocratiques par des voies pacifiques et démocratiques".

 

Pour l'artisan républicain des accords de paix du Vendredi Saint, les prochaines étapes -la stratégie à développer par la gauche abertzale ainsi que la réponse de l'État espagnol- "seront d'une importante cruciale". C'est pour cette raison que Gerry Adams a souhaité lancer un appel tout spécialement à l'exécutif socialiste pour qu'il ne laisse pas passer cette occasion.

 

"J'exhorte tout le monde, mais particulièrement le gouvernement espagnol, à examiner de près le langage, la stratégie et les orientations prises actuellement par la gauche abertzale. Il ya une réelle opportunité pour que la paix émerge et pour un changement fondamental dans la relation entre le Pays Basque et l'État espagnol. Il incombe à tous de saisir de bonne foi cette occasion et de faire tout l'effort pour mettre un terme au conflit dans cette région".

 

La voie irlandaise
Les déclarations de Gerry Adams ne sont pas du tout surprenantes. Depuis les Accords de Vendredi Saint, la gauche abertzale a tenté d'importer la recette irlandaise au Pays Basque. Mais le plat, pour des raisons diverses, n'a pas été du goût de tout le monde. Après la rupture des Accords de Lizarra-Garazi la question n'était plus de reproduire une recette irlandaise à la sauce basque mais de trouver une assiette locale, inspirée pourquoi pas de la cuisine irlandaise mais avec des ingrédients propres dont la combinaison devait toujours rester made in Basque Country.

 

Le processus de paix de 2006 s'est approché de cette recette, mais finalement les négociations ont été un échec. La gauche abertzale -dont la vitrine politique est interdite par les autorités espagnoles pour son refus à condamner l'activité de l'organisation armée ETA- vient d'approuver une nouvelle stratégie d'action afin d'ouvrir un nouvel espace de débat sur la question de fond : les Basques ont-ils oui ou non le droit en tant que peuple de décider de leur avenir ? Et si oui, les gouvernements de Paris et Madrid accepteraient-ils le résultat d'un éventuel référendum sur cette question ?

 

Alors que les indépendantistes basques ne sont pas majoritaires sur l'ensemble des sept provinces basques, ils se disent prêts à se soumettre à la décision librement exprimée de la population. Si l'on regarde de près le problème basque, on peut voir qu'il ne s'agit pas d'une question de séparatisme, mais de démocratie.


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