Suivez-nous via
facebook twitter2 feed2
Inscrivez-vous à la newsletter

Recevoir du HTML?

ACTUALITÉS DU PAYS BASQUE

  • Imprimer
  • Email
Semaine du 15/02/2010  - Politique
PNV-ortubelix

Le PNV devient caricatural

Écrit par Rédaction

Cela fait vingt ans aujourd'hui, jour pour jour, que l'hémicycle de la Communauté Autonome Basque (CAB) a approuvé une motion par laquelle le Parlement affirmait que le "Peuple basque a le droit à l'autodétermination". Par cette déclaration, le Parlement soulignait que ce droit "réside dans la volonté des citoyens de décider librement et démocratiquement de leur statut politique, économique, social et culturel, ou bien en se dotant d'un cadre politique propre, ou bien en partageant toute ou une partie de sa souveraineté avec d'autres peuples".

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

Le porte-parole parlementaire du EAJ-PNV, Joseba Egibar, a souhaité le rappeler dimanche lors d'une célébration au batzoki du quartier donostiar d'Antigua. Plus le temps passe, a déclaré Joseba Egibar, "plus c'est évident que nous avons besoin de prendre nos décisions avec le maximum de capacité pour développer un projet de pays orienté vers la préservation de notre identité en tant que peuple, de notre culture, de l'euskera, à promouvoir l'innovation dans l'économie, la modernisation des services et des secteurs stratégiques de façon à pouvoir augmenter le niveau de vie des citoyens basques".

 

Joseba Egibar représente la sensibilité la plus abertzale dans les rangs du parti démocrate chrétien basque. On pourrait même affirmer que Joseba Egibar incarne le secteur indépendantiste du PNV, assez minoritaire en ce qui concerne les cadres mais assez répandu dans sa base sociale, du moins si l'on tient compte des résultats des enquêtes d'opinion qui se font régulièrement sur le sujet au Pays Basque et qui montrent que la plupart des votants du parti dirigé par Iñigo Urkullu se disent favorables à l'indépendance.

 

Durant les trente dernières années, les dirigeants du PNV ont su surmonter cette schizophrénie politique grâce à leur présence au Gouvernement de la CAB. Il fallait se centrer sur les besoins du pays, affirmait-on. Le développement économique et social nécessitait une gestion délicate mais surtout dans le cadre de l'Etat espagnol. Et cela en arborant toujours la revendication identitaire sans parler trop d'indépendance, comme ce fut le cas dans la déclaration parlementaire d'il y a vingt ans. La question était de jouer avec les deux cartes tout en gardant le côté pragmatique et sérieux : le Pays Basque aurait plus à gagner en restant dans le puzzle espagnol qu'en prenant le chemin incertain de l'indépendance.

 

Mais son passage à l'opposition, favorisé il faut le rappeler par l'interdiction de la gauche abertzale, a ridé le visage pragmatique et sérieux du PNV. Alors que le secteur d'Egibar insiste sur le message d'indépendance et de confrontation vis-à-vis de Madrid, le secteur majoritaire, représenté par Iñigo Urkullu et par le président du PNV en Bizkaia, Andoni Ortuzar, s'obstine à joueur le jeu de toujours mais frisant le ridicule. Car il y a dix ans, la présence du PNV au gouvernement basque lui octroyait un poids politique dont il manque aujourd'hui. La photo carvanalesque d'Andoni Ortuzar déguisé en Obélix, arborant une ikurriña face aux méchants hispano-romains est la dernière illustration d'un parti qui semble avoir perdu le nord. L'utilisation d'une telle image par un parti qui n'a fait que prolonger le statu quo actuel pour en tirer des profits politiques et économiques ne peut pas être considérée comme la plus appropriée. Le PNV devient caricatural et ses bases commencent à regarder ailleurs. La prochaine enquête sur les intentions de vote en témoignera.


Publicité

Publicité