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ACTUALITÉS DU PAYS BASQUE

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Semaine du 08/02/2010  - Société
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Bals tragiques à Bayonne : une réflexion

Le député maire de Bayonne Jean Grenet a annoncé vendredi qu’il fallait « se poser ensemble une réflexion » concernant « les nuisances » provoquées par les soirées festives, notamment au Petit Bayonne. Si, au cours de cette conférence de presse, le maire s’est refusé à évoquer la moindre piste, préférant « mettre en place un groupe de travail », c’est bien l’horaire de fermeture des bars qui risque de passer à minuit en semaine, et à 1 heure le week-end. En guise de plaidoyer, Jean Grenet a déjà prévenu qu’il n’était « pas question de couvre-feu » et qu’il n’avait « jamais eu un comportement liberticide ». Côté réquisitoire, il n’a, en revanche, pas omis d’évoquer « un certain nombre de mesures qu’on pourrait prendre » en citant l’exemple de Bordeaux, Rennes, ou Toulouse, dont l’activité des bars est désormais encadrée. Ni de fourrer ces questions de réponses logiques.

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.


Car tout débat ou toute réflexion dépend de l’interrogative qui l’amorce. En l’occurrence, le maire entend définir s’il faut « privilégier les jeunes qui se livrent à des beuveries ou les habitants ? » Ou encore savoir « si l’on doit défendre la jeunesse et une ville festive ou si la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». Naturellement le bon sens a déjà tranché. Et s’il ne suffit pas, un autre sens plus douteux peut convaincre, dès lors que Jean Grenet estime que les fêtards du week-end viennent d’autres départements « et pensent que le Petit Bayonne est une zone de non-droit ». Le premier magistrat de la ville croit en effet savoir que les immatriculations des voitures stationnées au Petit Bayonne les soirs de fêtes sont exotiques. Questionné sur la présence de la fac et de ses 2000 étudiants parfois issus d’autres régions, Jean Grenet n’en a pas démordu. L’affirmative a déjà pris le pas sur la réflexion : « restez dans votre 33 et foutez nous la paix » a-t-il clamé.

Problème
Reste qu’avec ou sans bordelais, la ville a effectivement un problème avec ses nuits. Le maire estime recevoir 2 à 3 lettres par semaine d’habitants du Petit Bayonne qui se plaignent. Du bruit, de la saleté, de la casse, des comportements ivrognes. « Cela fait 15 ans que je suis maire, sincèrement, il y a un problème aujourd’hui » explique Jean Grenet. Un problème qui, selon lui, tient « au comportement » des jeunes et de « certains bars ». Et accessoirement d’une volonté de faire cohabiter de « jeunes ménages en centre-ville » après avoir installé l’université dans le Petit-Bayonne et y avoir distribué des licences 4 à la pelle.

Jean Grenet à beau se défendre de ne « pas menacer les bars », il pointe du doigt « certains comportements délictueux », « certains bars clairement identifiés et dans le collimateur de la police », « une absence de sens civique dans le cadre professionnel », « un certain nombre de bars qui se moquent des gens au-dessus » ou encore un établissement particulier, qui, pour inciter ses jeunes clients à boire des alcools forts, « aura à faire » au maire. Un problème, mais pas encore de quoi lancer une réflexion pour des comportements déjà encadrés par la loi.

Le groupe de travail qui sera constitué devra tout de même aller un peu plus loin pour prétendre agir avec les qualités de « discernement, lucidité, recul » promis par Jean Grenet. Aux élus de l’opposition qui s’étaient invités vendredi à la conférence de presse, le maire a également proposé de rejoindre à ce groupe de travail. Aux côtés de la procureure de Bayonne, du sous-préfet et de représentants de la police, histoire de trancher les modalités d’applications des mesures préconisées. Dans cette attente, et à titre de dommage collatéral, c’est la belle vocation festive d’un quartier qui est sérieusement sur la sellette.


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