Suivez-nous via
facebook twitter2 feed2
Inscrivez-vous à la newsletter

Recevoir du HTML?

ACTUALITÉS DU PAYS BASQUE

  • Imprimer
  • Email
Semaine du 08/02/2010  - Société
tubiana-ehlg

Tubiana : «dans cette affaire, à l'illégalité, s'ajoute vraiment l'imbécillité »

Écrit par Rédaction
Les Amis de Laborantza Ganbara ont présenté mercredi Le livre noir du harcèlement entrepris par l'administration contre Euskal Herriko Laborantza Ganbara. Sur près de 700 pages sont réunis les documents relatant les multiples attaques qui se sont portées sur l'association d'Ainhice-Mongelos en cinq ans. Le document est préfacé par Michel Tubiana, le président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme qui était Bayonne mercredi. Pour lui, cette affaire est « simplement la crise de nerfs de l'Etat et de certains de ses représentants face à la volonté tranquille de citoyens d'adopter une posture divergente ».

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

« Une débauche d'énergie pour empêcher une association d'exister », c'est ainsi que Michel Tubiana a résumé le comportement de l'Etat et des pouvoirs publics à l'encontre d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara depuis cinq ans. La Ligue des Droits de l'Homme est « pleinement engagée dans cette affaire » a souligné mercredi son président d'honneur. Elle diligentera d'ailleurs une mission d'observation au procès en appel contre EHLG le 18 février prochain à Pau.

 

L'organisation voit un problème de légalité dans les attaques répétées contre Laborantza Ganbara. « Il faut dire au préfet que la liberté d'association est fondamentale, elle n'est pas susceptible d'être soumise à l'arbitraire de l'Etat », a déclaré Michel Tubiana en ajoutant que les nombreuses investigations menées jusqu'ici ont en tout cas permis de prouver qu'il n'y a rien d'illégal à EHLG. « Nous assistons à une réunion de citoyens dans une association dont l'objet ne relève pas de la puissance publique, et qui n'est pas susceptible d'être confondue avec d'autres comme l'a souligné le jugement rendu par le tribunal de Bayonne », a-t-il poursuivi.

 

Evoquant la probabilité que l'action des préfets soit dirigée de plus haut, le président de la LDH a estimé que « l'ordre de l'Autorité supérieure n'a jamais été une excuse si cet ordre est imbécile et illégal ». Et d'aller plus loin : « les volontés d'intimidation envers les élus, les menaces envers les uns et les autres, ne peuvent pas être faites en toute impunité même quand on est un préfet. Les fonctionnaires ne sont pas irresponsables, fussent-ils des préfets, ils doivent aussi pouvoir répondre de leurs actes devant les tribunaux ».


Rester motivés

Le comportement des autorités dans l'affaire EHLG rappelle à Michel Tubiana « une conception de l'Etat où la police remplit une fonction prétorienne au service de la politique de l'Etat et où la justice est son bras armé ».

 

Le président de la LDH n'est pas le seul à penser que « le parquet est utilisé comme une courroie de transmission du gouvernement ». Michel Bidegain, l'un des responsables de l'Association Les Amis de Laborantza Ganbara à l'origine de la parution du Livre Noir ne croit pas non plus « en l'attitude d'un préfet, aussi vindicatif et haineux soit-il, pour expliquer un tel acharnement ». Pour lui, « il y a des ministres au dessus, en particulier une ».

 

En tous cas, les 680 pages du livre donnent une idée de ce qu'a subi l'association de développement de l'agriculture paysanne en à peine cinq ans d'existence. « Rien que de lire la synthèse (un livret de 30 pages qui sera largement diffusé, ndlr), c'est vraiment impressionnant. Même nous, on se dit que c'est incroyable tout ce que l'on a vécu », a commenté de son côté Michel Berhocoirigoin, le président de l'association.

 

« Cela ne nous a pas empêché de rester motivés car il y a beaucoup de gens motivés autour de nous. Notre seul but est de promouvoir l'agriculture paysanne, un projet noble qui répond aux attentes de la société », a ajouté Maryse Cachenaut.

 

Les responsables de l'association ont appelé leurs sympathisants à se rendre nombreux au procès en appel le 18 février prochain à Pau. Des bus sont organisés d'une dizaine de villes du Pays Basque.


Publicité

Publicité