ACTUALITÉS DU PAYS BASQUE
Semaine du 21/02/2011
- Cinoche
Le short de mister Dean ou l’english connection
Le Narcisse Noir 1947 de Michael Powell
Le short en question, très court, apparaît au bout d’un petit quart d’heure, porté par un beau gaillard bronzé qui a également oublié de boutonner sa chemise : Mr Dean, en personne, agent anglais, jambes repliées sur son poney de l’Himalaya pour ne pas toucher le sol. Un grand sourire de benêt et des bras costauds qu’il met à disposition de la supérieure de la congrégation nouvellement arrivée dans cette contrée aride de la région de Darjeeling.
Chroniques
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Pas vu, pas pris
Le Conseil Départemental de l'Education Nationale (CDEN) s'est penché le 25 janvier dernier sur les subventions du Conseil général aux collèges de l'enseignement privé. Les syndicats enseignants ont vivement critiqué cette manne publique pour le privé. C'est une tradition.
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Pas vu, pas pris
Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.
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J'me comprends
"L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).
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J'me comprends
"[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit :
1) Répertorier les ressources planétaires.
2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.).
3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits.
4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits.
5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]"
[source : wikipedia].
On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.
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Chronique
Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.
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Insolite
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Fenêtre sur Cour
Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.
Recette pour un pur moment de bonheur : entrer dans une salle obscure sans n’avoir rien lu sur le film, se fier à l’annonce : Michael Powell, la photogénie du désir, être émerveillé par le décor (peint sur verre), et le magnifique kitsch du Technicolor. Se laisser guider par un scénario comme on n’en fait plus.
Entre le roman-photo et le documentaire géo-ethnologique, Powell, réalisateur anglais, tournant à Hollywood, longtemps lié à Hitchcock, s’empare d’un sujet scabreux et le traite… à l’anglaise, comme il se doit. Pruderie, élégance, humour pour amadouer la censure ; et le meilleur des mondes s’ouvre au spectateur imaginatif.
Un sujet trop beau pour être neuf : l’intrusion d’un homme dans l’univers féminin absolu, le couvent. Pasolini s’y mettra avec délices dans le Décaméron et d’autres avant et après lui.
En sauvant Deborah Kerr, écossaise, de ses rôles imposés par Hollywood, Powell révèle une actrice vibrante. Jeune nonne, bombardée mère supérieure d’une communauté de quatre sœurs, chargée de transformer un château himalayen, ancien harem en un dispensaire/école, Sœur Clodagh, offre un visage d’héroïne hitchcockienne. Cheveux que l’on devine clairs, teint de lys, yeux bleus, maintien raide et frémissements du feu sous la glace. Sa vocation inflexible mise à mal par le voisinage de l’homme, sourire, poils et muscles en sus, elle tente de mener le navire dans la tempête. Autochtones dans leur jus, magnanime souverain indien, nonnes dépassées par leur tâche, femmes travaillées par un violent désir …
Un foulard parfumé mettra le feu à des poudres déjà brulantes…Dans un sublime paysage de sommets neigeux ; mr Dean, beau gosse provocateur ou amoureux innocent de la belle abbesse ? Tout est en creux, tout est en vous, régalez vous !
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