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Semaine du 07/02/2011  - Oyez, oyez...

Assurer avant tout la survie des communes de montagne !

Par le syndicat ELB

Ils soutiennent PBI

Chroniques

  1. Les syndicats enseignants jettent le bébé avec l'eau du bain

    Pas vu, pas pris

    Le Conseil Départemental de l'Education Nationale (CDEN) s'est penché le 25 janvier dernier sur les subventions du Conseil général aux collèges de l'enseignement privé. Les syndicats enseignants ont vivement critiqué cette manne publique pour le privé. C'est une tradition.

  2. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  3. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  4. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  5. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  6. Les Béarnais moyennement plus riches que les Basques

    Insolite

  7. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

Comme nous l’avons déjà exprimé à plusieurs reprises, ELB répète qu’avant d’introduire de nouveaux ours dans les Pyrénées, il y a beaucoup à faire pour assurer la survie des communes de montagne. De même qu’avant de s’attaquer à la problématique de l’ours, il y a bien des chantiers à mener pour faire face aux défis environnementaux et de biodiversité.

 

L’ours des Pyrénées n’est pas en danger : il n’est plus ! Il ne s’agit pas ici de sauver une espèce mais d’introduire dans les Pyrénées des animaux d’une espèce qui n’est pas menacée : l’ours de Slovénie.

 

Au même moment, il existe des populations, une faune, une flore et des systèmes réellement menacés sur nos montagnes. Et les politiques actuelles ne conduisent qu’à les détruire toujours plus. Il faut donc établir des priorités.

 

Pour que les communes de montagne vivent, il faut qu’elles cessent d’être les éternelles perdantes de la Politique Agricole Européenne. Les petites exploitations doivent être officiellement reconnues pour leur action d’animation des territoires ruraux, d’utilisation de la montagne, d’entretien des espaces. Elles ne doivent pas être systématiquement écartées lors des répartitions des aides publiques et droits à produire. Il faut donner des perspectives d’avenir à l’agriculture de montagne.

 

L’agriculture et le pastoralime sont les meilleurs garants de la biodiversité montagnarde. Le travail mené sur La Rhune autour de Natura 2000 montre que, pour relever les défis environnementaux, il faut promouvoir les systèmes durables d’agriculture. Dans ce sens, les actions à mener concrètement et immédiatement par le gouvernement sont, entre autres : de protéger le bassin laitier local des arrivées de lait de l’extérieur, de promouvoir l’installation en agriculture, de financer les modèles garants de qualité et de respect de l’environnement et non ceux qui détruisent l’emploi et la nature...

 

Comme se fait-il qu’un gouvernement qui se veut écologiquement responsable ne fasse pas plus d’effort sur ces points fondamentaux ? La volonté d’introduire plus d’ours s’accompagne d’une absence de concertation, conduit volontairement à un climat délétère dans nos montagnes, bref génère la guerre plus que la recherche de solutions sereines.

 

Si la montagne est en danger aujourd’hui, les pouvoirs publics ne sont pas les seuls coupables. Les organisations agricoles qui dénoncent haut et fort les réintroductions d’ours au nom de l’intérêt paysan, ont aussi leur responsabilité.  Depuis des années, elles n’hésitent pas à écarter les plus petites exploitations (que l’on retrouve en montagne) au prétexte qu’elles ne seraient pas viables. Elles sont les complices de cette politique de désertification.

 

ELB appelle à participer à la manifestation du 4 février à Pau, pour que les communes et l’agriculture de montagne soient respectées et que l’ours ne fragilise pas encore plus le pastoralisme. Comme lors des manifestations précédentes, ELB rappelle à certains dirigeants qui seront en première ligne demain que sauver la montagne ne se limite pas à s’opposer à l’ours mais à bien à agir au quotidien dans le sens du maintien d’exploitations nombreuses.


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