IRITZIAKSemaine du 07/02/2011 - Oyez, oyez...Assurer avant tout la survie des communes de montagne !Par le syndicat ELBIls soutiennent PBIDerniers ajouts
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Comme nous l’avons déjà exprimé à plusieurs reprises, ELB répète qu’avant d’introduire de nouveaux ours dans les Pyrénées, il y a beaucoup à faire pour assurer la survie des communes de montagne. De même qu’avant de s’attaquer à la problématique de l’ours, il y a bien des chantiers à mener pour faire face aux défis environnementaux et de biodiversité.
L’ours des Pyrénées n’est pas en danger : il n’est plus ! Il ne s’agit pas ici de sauver une espèce mais d’introduire dans les Pyrénées des animaux d’une espèce qui n’est pas menacée : l’ours de Slovénie.
Au même moment, il existe des populations, une faune, une flore et des systèmes réellement menacés sur nos montagnes. Et les politiques actuelles ne conduisent qu’à les détruire toujours plus. Il faut donc établir des priorités.
Pour que les communes de montagne vivent, il faut qu’elles cessent d’être les éternelles perdantes de la Politique Agricole Européenne. Les petites exploitations doivent être officiellement reconnues pour leur action d’animation des territoires ruraux, d’utilisation de la montagne, d’entretien des espaces. Elles ne doivent pas être systématiquement écartées lors des répartitions des aides publiques et droits à produire. Il faut donner des perspectives d’avenir à l’agriculture de montagne.
L’agriculture et le pastoralime sont les meilleurs garants de la biodiversité montagnarde. Le travail mené sur La Rhune autour de Natura 2000 montre que, pour relever les défis environnementaux, il faut promouvoir les systèmes durables d’agriculture. Dans ce sens, les actions à mener concrètement et immédiatement par le gouvernement sont, entre autres : de protéger le bassin laitier local des arrivées de lait de l’extérieur, de promouvoir l’installation en agriculture, de financer les modèles garants de qualité et de respect de l’environnement et non ceux qui détruisent l’emploi et la nature...
Comme se fait-il qu’un gouvernement qui se veut écologiquement responsable ne fasse pas plus d’effort sur ces points fondamentaux ? La volonté d’introduire plus d’ours s’accompagne d’une absence de concertation, conduit volontairement à un climat délétère dans nos montagnes, bref génère la guerre plus que la recherche de solutions sereines.
Si la montagne est en danger aujourd’hui, les pouvoirs publics ne sont pas les seuls coupables. Les organisations agricoles qui dénoncent haut et fort les réintroductions d’ours au nom de l’intérêt paysan, ont aussi leur responsabilité. Depuis des années, elles n’hésitent pas à écarter les plus petites exploitations (que l’on retrouve en montagne) au prétexte qu’elles ne seraient pas viables. Elles sont les complices de cette politique de désertification.
ELB appelle à participer à la manifestation du 4 février à Pau, pour que les communes et l’agriculture de montagne soient respectées et que l’ours ne fragilise pas encore plus le pastoralisme. Comme lors des manifestations précédentes, ELB rappelle à certains dirigeants qui seront en première ligne demain que sauver la montagne ne se limite pas à s’opposer à l’ours mais à bien à agir au quotidien dans le sens du maintien d’exploitations nombreuses. |
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