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Semaine du 07/02/2011  - Société

L’Atalante cherche un Autre cinéma

Rédaction -k idatzia

Une nouvelle salle de cinéma de 300 places et une taverne accolée aux deux salles existantes en bordure de l’Adour, c’est le scénario idéal qui sommeille depuis deux ans dans les projets de l’adjoint à la culture de Bayonne, Jean-René Etchegaray et au sein du Conseil d’Administration de l’association Art et cultures qui gère l’actuelle structure éclatée sur deux sites, l’Atalante et l’Autre Cinéma. Un espoir de regroupement révélé ce lundi par le site EiTB.com à l’occasion de la visite, jeudi, dans le cinéma Art et Essai de Saint-Esprit, du président de la Région Alain Rousset, auquel a été exposé le projet. Dans la foulée d’un partenariat renforcé entre le cinéma bayonnais et la Région, Alain Rousset s’est, selon EiTB, dit favorable au financement d’un tel projet, plus rationnel en termes de coût d’exploitation. Un positionnement de la Région qui encourage les porteurs de ce projet, municipalité et association, parvenus à un seuil critique de leur entreprise.

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Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.


Pour la mairie, l’enjeu est d’abord de requalifier un quartier en devenir en augmentant le potentiel du cinéma et en profitant de l’aubaine de l’actuelle salle de l’Atalante, bientôt centenaire, pour pallier le manque criant d’équipements culturels. Une jauge de 200 places qui pourrait profiter aux artistes de tous poils comme aux associations, à des résidences ou à des spectacles dont l’intimité interdit pour l’heure l’entrée du théâtre. Un lieu artistique propre à créer une synergie avec l’Autre cinéma, notamment lors du festival Rencontres sur les docks organisé en avril. C’est en tout cas le destin qui se mijote idéalement pour ce lieu emblématique, dans un contexte économique menaçant et sans qu’aucune faisabilité n’ait été démontrée, ni budgétisée.

 

Si le maire de Bayonne, Jean Grenet, cité par le quotidien Sud-Ouest, a glissé il y a peu l’éventualité de nouvelles ambitions pour le cinéma Art et Essai, le projet est en revanche moins abouti qu’il y a quelques années, lorsque l’Assemblée générale de l’association avait voté l’abandon de l’unique salle de l’Atalante pour investir un trois salles flambant neuf sur le site des abattoirs. Mais une étape importante doit avoir lieu ce mercredi, avec la rencontre entre l’adjoint à la culture, Jean-René Etchegaray et le propriétaire du vaste local situé contre l’Autre Cinéma, en vue d’une ultime négociation. Le projet ne pourra démarrer qu’avec l’achat de cet ancien garage à moto, point de départ d’une table de travail.

 

Une négociation qui sera naturellement suivie de près par le Conseil d’administration de l’Association Art et cultures, avec en prime l’espoir d’une porte de salut. Car si le cinéma bayonnais est aujourd’hui en excellente santé, affichant une fréquentation annuelle de près de 100.000 places, son avenir pourrait être plus sombre. C’est en tout cas « la conviction » de Jean-Pierre Saint-Picq, président de l’association, qui estime que cette gestion éclatée n’est « pas viable à long terme ». En cause, les réductions annoncées de subventions culturelles et la diminution effective du soutien de l’Etat dans les contrats aidés.

 

L’association emploie aujourd’hui 12 salariés à temps plein, dont quatre en Contrats aidés, financés à hauteur de 95% par l’État pour une durée d’une année renouvelable. Pour pérenniser ces quatre emplois, il faudra débourser, dès l’année 2012, 72.000 euros par an. Ou avoir recours au nouveau dispositif d’emplois aidés, à seulement 70% pour une durée de travail plafonnée à 20h selon les clauses de la loi. Soit huit salariés supplémentaires, pour répondre aux mêmes besoins et sur une durée légale de six mois seulement. Un surcoût certain pour l’association qui ne peut, en contrepartie, espérer d’augmentation de subventions.

 

Une passe délicate dont d’autres cinémas ne sont pas sortis, à l’exemple de la Société Diagonale qui gérait à Montpellier trois sites distincts et a du fermer boutique. Jean-Pierre Saint-Picq espère trouver le salut de l’association dans le regroupement de salles et permettre ainsi de faire fonctionner le cinéma avec « moins de salariés ». Selon le site EiTB, il aurait estimé qu’ « avec un seul site, il en suffirait de 8 ».

 

Mais avant que le projet ne se concrétise ou qu’il soit soumis au vote des adhérents, reste une importante condition à l’aboutissement de cette ébauche. Dans le climat de récession budgétaire qui entoure les dossiers culturels bayonnais, la partie du cinéma est loin d’être gagnée.


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