EH-KO AKTUALITATEA
Semaine du 07/02/2011
- Politique
La gauche indépendantiste basque fait un pas historique
« La gauche abertzale rejette et s'oppose à l'utilisation de la violence, ou à la menace d'un recours à la violence, pour arriver à ses fins politiques, y compris la violence d'ETA et toutes ses manifestations ». C'est en ces termes que Rufi Etxeberria, dirigeant historique de Batasuna, a annoncé lundi la création d'un nouveau parti propre à répondre aux exigences de Madrid et revenir dans le jeu électoral. Étudié pour répondre à la loi des partis, qui bannit systématiquement, en Espagne, les formations issues de la gauche abertzale, ce nouveau parti marque également une avancée vers la paix au Pays Basque. L’adieu aux armes de l’ETA, annoncé par le groupe armée par un cessez-le-feu « permanent et vérifiable », prend un caractère de plus en plus définitif. Un retour à la stratégie armée sera désormais unanimement condamné et son recours marginalisé.
Actualités du Pays Basque
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Chroniques
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Pas vu, pas pris
Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.
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J'me comprends
"L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).
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J'me comprends
"[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit :
1) Répertorier les ressources planétaires.
2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.).
3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits.
4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits.
5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]"
[source : wikipedia].
On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.
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Chronique
Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.
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Fenêtre sur Cour
Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.
Le même Rufi Etxeberria l’a d’ailleurs formulé : « il n'y aura pas de marche arrière ». Il avait déjà annoncé la couleur dans les colonnes du quotidien El Pais, proche du gouvernement espagnol, amorçant ainsi le virage pris par la gauche abertzale et sans doute aussi par les socialistes. Car si les conservateurs espagnols restent droits dans leurs bottes, à l’image du leader du parti Populaire Mariano Rajoy qui s’est empressé de clamer que « ni ETA-Batasuna ni aucun de ses représentants ne peuvent se présenter aux élections locales », en revanche la gauche espagnol commence à frémir. Cette fois, « Batasuna rend très difficile son interdiction par le gouvernement et la justice », juge le journaliste d'« El Pais », Juan Mari Gastaca Sobrado. C’est tout le problème de la démocratie espagnole dont la violence institutionnelle est brutalement délégitimée. Les statuts de ce parti nommé Sortu (créer), déposés mardi à Madrid, sont conçus pour être « conformes » à la législation qui avait conduit à l'interdiction de Batasuna en 2003 car elle bannit de fait tout parti qui refuse de condamner la violence. A l’inverse, c’est légalement à la justice de statuer sur l’interdiction des partis et le Parti socialiste espagnol semble déjà bien embarrassé d’être pointé d’un doigt menaçant par son opposition de droite en cas d’autorisation de ce nouveau parti pour la course aux municipales du mois de mai. Ainsi, le dirigeant socialiste Marcelino Iglesias, après avoir consenti « une claire amélioration » suivi d’un appel à la vigilance, s’est empressé de rappeler que « ce sont les juges qui statuent de l'interdiction des organisations politiques, pas des politiciens ». Même pas timide de Patxi López, président socialiste du gouvernement autonome basque, qui évoquait une bonne direction en exigeant cependant « des faits palpables », comme on se pince lorsqu’on croit rêver. Il a cependant affirmé avoir «entendu des choses que nous n'avions jamais entendues auparavant». Même constat du ministre de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, qui a salué cette première tout en cherchant la petite bête du côté de l’ETA, qui n’a certes pas annoncé une fin définitive des violences. En toile de fond, la droite espagnole n’en démordra pas et pèsera de tout son poids pour déstabiliser le gouvernement de Madrid. Appuyée en ce sens par une opinion espagnole qui a admis depuis longtemps le vocabulaire politique et médiatique ambiant consistant à associer irrémédiablement l’ETA et Batasuna. Lorsque la nuance s’impose, et que Rufi Etxeberria annonce résolument un « pari pour un processus démocratique qui ferme un cycle de confrontation violente », l’émotion prend le pas. Il appartiendra sans doute à la Cour suprême du pays de préciser les clauses de la démocratie espagnole.
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