EH-KO AKTUALITATEA
Semaine du 07/02/2011
- Politique
Langues régionales : du «droit de cité» au droit de «veto»
« S’il n’existe pas en France un ‘droit’ aux langues régionales, celles-ci ont bien droit de cité dans notre pays » affirmait Luc Chatel, ministre de l’Education Nationale, lors de la séance de l’Assemblée nationale du 1er février 2011. De son point de vue, la formulation de la loi « ne saurait être plus claire » puisqu’elle garantit l’usage du français « sans préjudice de la législation et de la réglementation relatives aux langues régionales ». Or de clarté en ce domaine, il n’est toujours pas question en dehors des certitudes gouvernementales. A l’heure où la Cour administrative d’appel de Nancy déclare qu’il n’y a pas de droit spécifique aux langues régionales, ou que le tribunal administratif de Montpellier ordonne à une commune de l’Hérault de retirer ses panneaux bilingues, rien n’est moins sûr que ce « droit à cité ». C’est ce que faisait remarquer le député de Strasbourg Armand Jung, président du groupe d’études sur les langues régionales à l’Assemblée, dans une nouvelle tentative pour inscrire, à l’ordre du jour des travaux du Parlement, une fameuse proposition de loi relative au développement des langues et cultures régionales.
Actualités du Pays Basque
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Chroniques
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Pas vu, pas pris
Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.
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J'me comprends
"L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).
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J'me comprends
"[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit :
1) Répertorier les ressources planétaires.
2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.).
3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits.
4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits.
5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]"
[source : wikipedia].
On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.
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Chronique
Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.
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Fenêtre sur Cour
Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.
Nouvelle tentative et nouvelle déception pour ceux qui ont travaillé pendant de longs mois à la rédaction de cette proposition de loi — cosigné par des députés de tous les bords politiques— en vertu des promesses faites par le candidat Sarkozy à la présidence, en mai 2007, pour « réfléchir ensemble aux propositions très concrètes que l'on pourrait retenir pour sécuriser une fois pour toute la situation des langues régionales de France ». Une promesse qui, selon la formule consacrée, n’engageait finalement que ceux qui la croyaient et qui se heurte depuis aux principes Républicains que le gouvernement oppose depuis décembre 2009 à une loi sur les langues Régionales.
« Chacun sait fort bien que notre loi fondamentale interdit de reconnaître des droits spécifiques à certaines catégories de citoyens, qui plus est sur des territoires déterminés. Nos principes fondateurs d’unicité du peuple français, d’égalité des citoyens devant la loi et d’indivisibilité de la République s’y opposent formellement » a répondu mardi Luc Chatel. Chacun le sait d’autant mieux que la ministre de la culture des gouvernements Fillon I et Fillon II colportait le contraire en promettant un « cadre de référence qui prendra la forme de loi » pour défendre les langues de la République dans les domaines de l’enseignement, des médias, des services publics, de la signalisation et de la toponymie. Et quand bien même la Constitution consacre désormais les langues territoriales de France dans son « patrimoine », sans leur offrir la garantie de la survie. Les langues régionales ont donc « droit de cité », ce qui constitue un droit bien faible pour en assurer la protection ou le développement. La preuve sur le terrain. Et d’autant plus face à ce veto imposé par l’Élysée pour ce qui, loin de constituer une question annexe, représente, depuis 1958, la 85e demande de reconnaissance de la diversité linguistique. Cette nouvelle tentative des députés Jung et Le Fur fera également long feu, Luc Chatel enterrant définitivement l’hypothèse d’un cadre légal des langues régionales dans ce « droit de cité » qui n’en est pas un. Ce désengagement du gouvernement est d’autant plus flagrant qu’il franchit au Pays Basque un pas supplémentaire. L’Etat vient d’informer l’Office Public de la langue Basque, que sa participation financière ne sera pas —pour la première fois— à la hauteur de celle de la Région et du Département, contrairement aux statuts de l’Office Public. Il semble même que l’Etat ne mette plus les formes à sa « gestion concertée » de la disparition de la langue basque.
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