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Semaine du 10/01/2011  - Société
frederic-bastiat

Les ultra-libéraux américains ne jurent que par le Bayonnais Frédéric Bastiat

Rédaction -k idatzia

Le trait est tout de même forcé. En lettres dorées sur du marbre blanc, les partisans de Frédéric Bastiat n’ont pas lésiné sur l’adjectif pour établir qu’au numéro 7 de la rue Victor Hugo, à Bayonne, est né en juin 1801 un « Économiste et humaniste universellement apprécié ». Si les thèses de ce libéral des lumières, pourfendeur du pouvoir de l’État, sont loin d’être « universellement appréciées », elles ont en revanche une dimension internationale singulière puisque c’est aujourd’hui aux Etats-Unis qu’elles trouvent une résonance concrète. Au sein de la droite ultra-libérale, qui vient d’investir ce mercredi, la Chambre des représentants de Washington en une majorité tranchée.

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

Paradoxe, plus de 160 ans après sa mort, Frédéric Bastiat n’est plus prophète en son pays que dans quelques cercles intellectuels ou conservateurs, au gré de colloques ou même de créations artistiques lorsque la compagnie bayonnaise les Lézards qui bougent fait de Bastiat la lecture d’un « humaniste, économiste, philosophe, juge de paix, homme politique », dans le cadre des journées du patrimoine. Une rue porte également son nom à Bayonne, qui serre de près le musée Bonnat. Une autre est à Paris. Pour le reste, le fond idéologique de Bastiat a franchi l’Atlantique depuis près d’un demi-siècle, jusqu’à se nicher avec une nouvelle ferveur au sein de la droite la plus libérale, portant l’étendard de Sarah Palin et John Boehner dans la reconquête du pouvoir Obama, accusé de renforcer le rôle de l’État.

 

Une récupération qui fait formidablement l’affaire. Le bayonnais appartient désormais à la tradition des républicains américains, depuis que ses principes du droit à la propriété et des libertés individuelles ont trouvé un sens quasi mystique dans leurs traductions anglaises, souvent rapproché des principes fondateurs de la Constitution américaine. Une histoire débutée il y a plus d’un demi-siècle, lorsqu’un homme d’affaire américain, Leonard Read, dans un nouveau courant néolibéral qui entend bouter la pensée collectiviste, diffuse un texte de Bastiat, intitulé « la loi », comme le manifeste de son opinion. Ce texte sera finalement édité et traduit en anglais en 1950, toujours à l’initiative du même lobby, et se vendra comme des petits pains de la pensée libertarienne aux États-Unis.

 

L’imaginaire conservateur américain a gravé dans le marbre quelques phrases redoutables de Bastiat, comme une posture arc-boutée pour limiter le pouvoir de l’État (« cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde ») ou supprimer l’impôt sur le revenu, devenu une « spoliation légale » dans le vocabulaire bastien, même si le polémiste préférait ce terme pour fustiger le socialisme. Lequel le lui rendait bien. Critiqué en son temps par Marx et Proudhon, Frédéric Bastiat ne devra pourtant le salut de sa mémoire qu’à cette culture anglo-saxonne d’un libéralisme radical, trouvant finalement grâce dans les propos de Ronald Reagan ou Margaret Thatcher. Jusqu’à ce regain dans l’offensive des Républicains américains contre le « plan de relance » du président Barack Obama.

 

Ainsi, lorsque les tea parties sont lancées


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