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Semaine du 10/01/2011  - Politique
eta-basque

"Gora ETA !"

L'ETA annonce un cessez le feu "permanent" et "vérifiable"

Rédaction -k idatzia

Le gouvernement espagnol fera certainement encore la fine bouche, en réclamant la dissolution de l’ETA. Pour autant, la société basque ne se trompera pas. Le communiqué de l’organisation clandestine, adressé lundi 10 janvier au journal Gara, marque bien la fin de la stratégie armée de l’organisation au terme d’un long cheminement. L’ETA annonce un cessez le feu "permanent", "général" et "vérifiable" et un "engagement ferme" pour renoncer à "la confrontation armée". C’est même un peu mieux que ce qui lui était demandé avec impatience.

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

Le dimanche 5 septembre 2010, l’ETA avait déjà annoncé sa volonté de « ne plus mener d’actions armées ». Une mesure jugée insuffisante, par le gouvernement espagnol qui réclamait « la fin définitive de la violence », comme par les signataires de la Déclaration de Bruxelles, document adopté le 30 mars 2010 par une vingtaine de personnalités internationales dont quatre prix Nobel de la Paix, pour demander à l’ETA de mettre en place un cessez-le-feu “permanent” et “vérifiable”. Une requête appuyée en septembre dernier par vingt-trois organisations sociales basques et cinq mouvements politiques, dont la gauche abertzale indépendantiste interdite par les autorités espagnoles. A Gernika, ces organisations réclamaient alors à l’ETA un "accord pour un scénario de paix" comportant en préalable "un cessez-le-feu permanent, unilatéral et vérifiable par la communauté internationale".

ETA-Angela-Mejias-300

C’est désormais chose faite, avec en prime, un "engagement ferme" pour renoncer à "la confrontation armée". Cette nouvelle annonce de l’ETA a l’avantage de répondre aux conditions d’une trêve vérifiable par la communauté internationale. Selon les termes de la déclaration de Bruxelles, ce geste doit désormais trouver une réponse “conséquente” de la part du gouvernement espagnol. Mais ce n’est pas tant ce geste, plus qu’incertain, qui est désormais espéré. En remplissant sa part d’engagements, l’ETA invite donc les signataires de la déclaration de Bruxelles à s’impliquer davantage dans le processus de paix, et à intervenir auprès de l’autre partie de ce conflit.

 

L'organisation armée ne dit pas autre chose en affirmant dans son communiqué adhérer aux accords de Bruxelles. Et de désigner déjà la contre partie : que les autorités françaises et espagnoles  "abandonnent pour toujours les moyens répressifs et la négation du Pays Basque".

 

ETA-Angela-Mejias-288"Il est temps d'agir avec une responsabilité historique" indique le communiqué qui ajoute que "la solution viendra d'un processus démocratique qui prenne en compte la volonté du peuple basque comme référence primordiale et le dialogue et la négociation comme instruments". Des instruments qui deviennent un nouvel enjeu à mesure que la gauche indépendantiste prend conscience de son efficacité stratégique. En renonçant à une stratégie violente, on délégitime de fait la violence démocratique que l’on reçoit en contrepoint. Un danger réel pour les conservateurs espagnols qui estiment déjà que « le danger ne s’appelle plus ETA mais gauche abertzale ». Et prônent, avec les socialistes au pouvoir à Madrid, la victoire militaire sur l’ETA.

 

Une façon commode de maintenir un conflit, militairement peu éprouvant, qui cautionne les interdictions de partis et permet notamment de maintenir dans la communauté autonome basque un pouvoir artificiel. A quelques semaines des élections municipales, l’annonce de l’ETA marque bien le passage d’un conflit armé vers un conflit purement politique. L'ETA, qui n’a pas réalisé d’attentats depuis plus d’un an, entend poursuivre cette mutation en affirmant vouloir « amener jusqu'au bout le processus démocratique, jusqu'à aboutir à une vraie situation démocratique au Pays Basque ».

 

Pour ce faire, explique l’ETA, « le processus démocratique doit dépasser tout type de négation et de violation des droits et doit résoudre le problème du territoire et de l'autodétermination, qui sont le noeud du conflit basque. » Le processus doit également dépasser la tentation d’un retour aux armes, comme ce fut le cas lors du précédent « cessez-le-feu permanent ». Mais sous la double volonté de personnalités internationales et de la base indépendantiste basque, il semble que la stratégie armée appartienne désormais au passé. L’organisation militaire est morte. "Gora ETA !"

 

L'annonce intégrale du cessez-le-feu de l'ETA en vidéo, et en euskara :


 

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