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Semaine du 21/12/2009  - Agriculture
elb - pau - lait

En pleine crise du lait, ELB dénonce la fuite en avant des organisations agricoles locales

Rédaction -k idatzia
Jeudi dernier, une trentaine de producteurs de lait de vache d'ELB a investi la réunion de la Commission départementale d'Orientation Agricole (CDOA) à Pau. Malgré cette intrusion, les membres de la CDOA, FDSEA et Chambre d'agriculture en tête, ont voté pour permettre aux gros producteurs de pouvoir concentrer encore plus de quota laitier. Une aberration pour ELB qui rappelle que la situation catastrophique actuelle vient d'un contexte de surproduction.

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

« En prenant une telle décision, vous envoyez les producteurs au casse-pipe. Vous devez en être conscients », avait lancé un peu plus tôt un producteur d'ELB aux membres de la CDOA* réunie en session jeudi à Pau. En vain, la commission a validé la proposition de relever à 460 000 litres le plafond à appliquer aux producteurs de lait demandeurs de plus de quota, soit 110 000 litres de plus que le plafond 2008. Une nouvelle illustration des orientations libérales de la politique agricole départementale. Une décision qui conduit à la concentration de la production entre les mains de grosses unités selon ELB qui privilégiait de renforcer davantage la répartition sur les producteurs au dessous de la moyenne départementale.

Chaque année, les cessations d'activité des producteurs laitiers conduit à la mise en réserve au niveau départemental des quotas qui étaient en leur possession (la production laitière étant réglementée par des droits à produire attribués par éleveur). Cette réserve est ensuite redistribuée en partie entre les producteurs qui souhaitent se développer, ces derniers étant répartis en trois catégories : les éleveurs éligibles simples, les éleveurs éligibles en dessous de la moyenne départementale, les agriculteurs nouvellement installés.

Les propositions des syndicats FDSEA et JA, de la Chambre d'agriculture et de trois entreprises laitières étaient donc de donner du lait à tous les demandeurs (253 au total) y compris à ceux qui avaient déjà plus de 350 000 litres de quotas alors que ces derniers étaient exclus l'an passé du fait d'une décision de plafonner les attributions à ce niveau (la moyenne départementale se situe à 246 600 litres). Pour ELB, 350 000 litres est déjà un seuil « bien assez élevé », pas question donc de renforcer des exploitations laitières aussi importantes alors que les plus modestes ont des besoins réels.

«Dans les départements bretons, les attributions se font au maximum à 20-25% au dessus de la moyenne départementale pour favoriser le maintien des producteurs sur le territoire. En Pyrénées-Atlantiques, avec un plafond de 350 000 litres, nous serions à 40% au dessus de la moyenne, avec 460 000 litres nous serions 87% au dessus ! C'est impensable », a déclaré Ximun Darraidou, éleveur à Mendionde et représentant d'ELB au groupe de travail lait départemental.

Jeudi, alors que les paysans d'ELB interrompaient la réunion de la CDOA, ses membres restaient muets et refusaient de défendre leur point de vue. D'ailleurs, à peine les éleveurs basques étaient sortis de la salle après avoir mis en avant leurs arguments que les responsables départementaux votaient sans retenue pour le relèvement du plafond d'attribution de quotas supplémentaires à 460 000 litres.

Une décision « scandaleuse » de l'avis d'ELB qui attend maintenant que le préfet, à qui revient la décision finale, refuse d'entériner une telle proposition. Au passage, les producteurs (dont certains de l'APLI) ne se sont pas gênés pour interpeller la CDOA : « rappelez-vous que la FDSEA n'est plus majoritaire chez les éleveurs laitiers, elle n'a pas de légitimité pour décider pour les autres », ont-ils lancé en référence à la dernière grève du lait suivie par 80% des producteurs en Pays Basque alors que la FDSEA y était opposée.

* La CDOA est notamment composée des syndicats agricoles, des représentants des coopératives agricoles, des banques, de la MSA, du Conseil général, du Conseil régional, de l'Etat.


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