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Semaine du 06/09/2010  - Chronique

Mardi devra être un grand jour

Cela commencera par la révision du système de retraites, sera suivi par la baisse des salaires dans un élan de casse de la protection sociale et de destruction des services publics, jusqu’à la remise en cause du droit du travail. Nous sommes à la veille d’un plan d’austérité annoncé, qui ne règlera en rien les causes réelles de la crise, mais qui plongera des millions d’êtres humains dans la misère et la précarité.

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

Les peuples de tous les pays d’Europe ont été, sont ou seront concernés par ces attaques qui veulent faire payer aux salariés, aux retraités, aux chômeurs, les effets d’une crise profonde dont ils ne sont en rien responsables. En effet, ce sont les ‘marchés financiers’ (banques, assurances, fonds de pensions...) qui, par leurs pratiques spéculatives au service des actionnaires et des rentiers, sont responsables de cette crise financière qui prend pour cible la dette publique des pays.

 

Cette dette publique est principalement le fruit des politiques fiscales favorables aux individus les plus riches et aux grandes entreprises. Les dernières révélations sur l’affaire Woerth ne font que ratifier ce que l’on savait depuis fort longtemps.
La baisse des recettes que ces cadeaux aux riches ont entraînés a amené les gouvernements à financer par l’emprunt une partie croissante du budget. Plus récemment, la baisse d’activité économique a entraîné une réduction des recettes fiscales. Enfin, la mise en place des plans de sauvetage des banques a aggravé encore davantage les déficits publics sans que les pouvoirs publics n’en profitent pour prendre le contrôle du secteur financier afin d’en changer les pratiques. Les "sauvetages bancaires" ont été mis en œuvre sous les instructions de Wall Street et ont mené au plus important transfert de richesse monétaire de l’histoire jamais enregistré, tout en créant simultanément une dette publique insurmontable.

 

L’augmentation de la dette publique des Etats n’aura pas servi à financer des créations d’emplois, des améliorations des services publics et des infrastructures, elle aura seulement permi de sauver la mise des coupables et à combler les déficits budgétaires ainsi provoqués.

 

Au moment du plan de sauvetage des banques, on nous avait annoncé que c’était inévitable de sauver ces banques afin de préserver les épargnes des citoyens les plus démunis. Mais en réalité, si les banques en question avaient fermé leurs guichets, certes quelques clients auraient perdu quelques maigres euros sur leurs comptes, mais se seraient également débarrassés de payer tous ces crédits qui les tiennent à la gorge.

Après avoir défendu le libre marché et avoir condamné l’interventionnisme des pouvoir publics, le gouvernement ont dérogé à la règle et ce justement au profit de ceux qui ont déjà bénéficié des réductions d’impôts (les ménages les plus riches), les banques et les grandes entreprises qui, dans le même temps, spéculent sur les titres de la dette publique et empochent les intérêts des obligations d’Etat. C’est ainsi une double récompense pour les fautifs et une double peine pour les victimes ! Ce sont les populations pauvres, ceux et celles qui vivent de leur travail qu’on veut pressurer aujourd’hui pour voler au secours des profiteurs de la dette en annonçant la révision de retraites, avant l’augmentation des impôts directs et indirectes comme c’est le cas en Espagne depuis l’augmentation de la TVA.

Avant de toucher aux retraites, il serait judicieux de procéder à un audit de la dette publique afin d’établir un diagnostic précis. Si le citoyen lambda doit payer par des années de cotisations en plus, les banques devraient également payer leur part par des expropriations, en instaurant une véritable justice fiscale et une juste redistribution de la richesse, en luttant contre la fraude fiscale massive dont sont responsables les grandes entreprises et les plus riches , en remettant au pas les marchés financiers, par la création d’un registre des propriétaires de titres, par l’interdiction des ventes à découvert, en réduisant radicalement le temps de travail pour créer des emplois tout en maintenant les salaires et les retraites, en socialisant les nombreuses entreprises et services privatisés au cours des 30 dernières années.

 

Mardi devra être un grand jour. Rendez-vous est donné à 10h30 à la Bourse du Travail à Bayonne.


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