Semaine du 06/09/2010
- Politique
ETA fait le premier pas
La nouvelle était attendue au Pays Basque depuis de longs mois. L’ETA a finalement annoncé, en ce dimanche encore estival, sa volonté de « ne plus mener d’actions armées ». Un cessez-le feu de fait, qui ne dit jamais son nom, et qui a été accueilli inégalement au Pays Basque, en Espagne et dans le monde. Signe d’une nouvelle phase, arbitrée par une commission internationale pour la paix, c’est sur la radio télévision publique anglaise, la BBC, que l’annonce de l’ETA a été faite par le biais d’une vidéo.
Actualités du Pays Basque
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Chroniques
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Pas vu, pas pris
Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.
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J'me comprends
"L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).
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J'me comprends
"[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit :
1) Répertorier les ressources planétaires.
2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.).
3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits.
4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits.
5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]"
[source : wikipedia].
On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.
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Chronique
Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.
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Fenêtre sur Cour
Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.
Au Pays Basque, ce pas en avant dans la résolution du conflit était espéré depuis des mois et le virage était déjà amorcé. La gauche abertzale faisait du pied et le discours s’en ressentait, y compris dans les rangs de l’ETA, comme en juillet dernier sur la place de Ciboure, lorsque des militants de l’organisation évoquaient une « ère nouvelle pour le Pays Basque ». Du reste, dans son annonce faite dimanche sur la BBC, le groupe armé explique qu’il y a déjà plusieurs mois que la décision a été prise « de ne plus mener d’actions armées offensives ». Cela fait même plus d’un an qu’aucun attentat n’a été réalisé. L’ETA répond ainsi a une condition politique, quelques mois avant les élections municipales de la communauté autonome basque, qui pourraient voir l’alliance des différentes forces de la gauche abertzale. Espoir dans les rangs indépendantistes, et forcément, accueil plus mitigé au sein du gouvernement espagnol ou de son pendant socialiste à Gazteiz.
D’autant que cette annonce de l’ETA, comme dans toute résolution de conflit, doit désormais être suivie d’un geste de l’autre partie, conformément par exemple, aux préconisations d’une commission internationale de médiateurs au conflit basque qui en mars dernier, au Parlement Européen, appelait l’ETA à un cessez le feu et le gouvernement espagnol à y répondre « de manière appropriée ». « Si le gouvernement espagnol en a la volonté, indique l’ETA dans la vidéo transmise à la BBC et reproduite intégralement sur le site du quotidien basque Gara, ETA est disposée, aujourd’hui comme hier, à convenir de conditions démocratiques minimales pour entamer le processus démocratique ».
Las, ces préconisations des médiateurs internationaux, parmi lesquels figurent quatre prix Nobel de la paix, semblent aujourd’hui insuffisantes au gouvernement espagnol qui s’est empressé, par la voix du ministre de l’Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba, de prévenir que la police maintiendrait sa pression contre les militants armés et exigeant « la fin définitive de la violence ». Mieux, cette première étape vers un processus de paix est dénigrée par Rubalcaba, qui l’explique par la faiblesse de l’organisation et sa difficulté à nuire en contradiction avec les mesures prises cet été contre les risques d’attentats.
Même son de cloche du côté de la presse conservatrice espagnole, qui estime que l’ETA veut profiter d’une « trêve trompeuse pour se glisser dans les élections municipales » (ABC) ou « pour se réorganiser et se réarmer » (El Mundo). Aligné sur la position du gouvernement socialiste, le quotidien El Pais estime pour sa part que «L’ETA peut être vaincue » et prône le maintien d’une « politique de tolérance zéro ». Pas de trêve donc.
L’explication de cette posture de rejet d’une trêve de l’ETA réside sans doute dans les paroles même de l’organisation clandestine qui, sur la vidéo, explique que le Pays Basque est aujourd'hui à « un moment important, un croisement », et que « l’heure est venue pour le peuple basque de réaliser le changement politique (…) et pour Euskal Herria de construire le cadre démocratique, selon le souhait de la majorité des citoyens basques ».
Car comme le souligne, à Madrid, le journal El Confidencial, « le danger ne s’appelle plus ETA mais gauche abertzale » et que « la voie politique dans la lutte pour l’indépendance est plus rentable que celle de la violence ». Et d’ajouter que la véritable préoccupation d’Alfredo Perez Rubalcaba n’est pas tant ETA que cette gauche abertzale et son imparable pari pour la voie politique ».
Dans son annonce, l’ETA appelle les responsables politiques et sociaux basques à « agir avec responsabilité », les citoyens à « s'impliquer et à continuer la lutte » et la communauté internationale à « répondre avec responsabilité historique à la volonté et au sens du compromis d'ETA ». Car au-dessus de l’Etat espagnol, il y a la communauté internationale. Difficile d’interdire un parti politique sans la légitimité de la violence. Que l’ETA s’adresse à la BBC en dit déjà long sur cette volonté d’arbitrage international.
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