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Semaine du 18/01/2010  - Miguel nous tuera tous

Le pays basque en 21 cocottes sauvages

unamuno.books

Avertissement : Je place ces expériences improbables sous l'œil bienveillant du plus savant, du plus loufoque des basques, Miguel de Unamuno. Que le sentiment tragique de la vie qui habite profondément les cocottes en papier,  inonde ces fragiles feuillets. Puisse la science, à défaut de Dieu, reconnaître à travers ces caquètements insanes, les pondeuses des glousses, les cocottes fécondes des vieilles poules. La réalité dite tangible ou ce qu'on nomme tel, ne sera pas ici un critère retenu, étant par nature trop instable. En cocotologie, elle est la première écartée. Traitée comme quantité négligeable, la voici ramenée à son véritable niveau. Et nous, avec. Rien n'existe, fors la cocotte.

Quant au pays basque dont il est fait état ici, il n’existe pas davantage ; c’est un territoire de rêve, purement fantasmatique sur lequel je place au gré de mes amours ces cocottes menues. Et hop! deux demi-cocottes pour la côte de canard du Bar du marché à Bayonne, et quarante-quatre pour la vallée du Baztan, et une poignée de cocottes-nymphettes jetées nonchalamment de la passerelle d'Olzarte. Enfin un ouvrage déroutant où le voyageur puisse se perdre, s'abandonner, un guide à oublier surtout, au fond de sa poche, à ne jamais ouvrir, pour mieux rêver peut-être un pays basque qui n'en existera que mieux. Un peu comme cette Auvergne fumeuse telle qu'elle n'est pas ressemblante, que Vialatte en son temps avait pondue, et dont le seul et unique but avoué était de perdre davantage encore le touriste égaré en ces terres hostiles.

Roidite

19. Faisons le portrait de l’exil.

Par Roidite

Roidite -k idatzia

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J’ai souvent pris l’exil en route ; il est plein d’histoires uniques, de wagons chaotiques, de ports transis, de matins pisseux, de zones étranges de non-dit. Je voulais donc pour peindre ici un réfugié, basque s’entend, convoquer Mikhaela et Stellan, Cemal, Manuel, Hassina et tous ceux dont je n’ai pas connu les noms pour former, histoire unique elle aussi en Europe, ce gouvernement basque en exil à Paris jusqu’en 1979.

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Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.


- Je me présente, je suis président de la république. – De quel état ? – Un état de songe, un état de fait, un état défait tout à la fois. Au conseil des ministres, honneur aux dames : il y a celle qui a traversé le Danube à la nage, celle qui répondait à un islamiste qu’elle voulait quatre maris pour commencer mais surement pas de lui qui n’aurait pas été capable de faire faire un œuf à sa poule, il y a celui qui figure en toutes lettres page 61 du bouquin de Bolaño, Amuletto, celui qui courait en sortant du port de Bayonne et qui avisa un homme parce qu’il portait un curieux bracelet aux couleurs kurdes de son pays, en réalité un bracelet rasta, et tous les autres, anonymes, que le bon état français nous recommande depuis peu de ne pas faire monter à bord. Sous peine d’amende.  Parce qu’il confond tout ; en l’occurrence faire du stop et prendre un stoppeur.

 

Mais quand on prend l’exil en route, c’est le silence qu’il impose : les mots sont restés au fond du sac. L’ordre du jour ? C’est le désordre de leurs nuits, c’est ce dur métier de l’exil que le grand Nazim Hikmet poussa jusqu’au bout puisqu’il fut enterré à Moscou. Et puis l’exil le plus étrange, cet exil intérieur, celui du basque à la fois dehors et dedans. Il ne s’agit pas du réfu des années 70 ou 80 patientant en Amérique latine ou en Europe anglo-saxonne, non, c’est un basque espagnol chassé de ses terres et condamné à y rester, émigré dans ce pays basque français, divorcé donc mais ne pouvant quitter le domicile.

 

*


Un temps exilé à Paris, don Miguel se rapprocha et vint s’installer à Hendaye. Pour nombre de réfugiés de la péninsule ibérique, cette ville symbolise le nord extrême, le septentrion fatal au-delà duquel il n’est plus permis d’exister, un point de non-retour où leur identité menace ruine. C’est une expérience quasi-polaire au cœur de l’Europe atlantique et tempérée. Je crois aussi contrairement au mensonge du village planétaire que l’on nous vend, que l’être n’est pas élastique à volonté, que l’âme a besoin d'un point de repère au-delà duquel elle flotte dangereusement (pour certains, mac 2, pour d'autres mac 3) un cairn intime où retourner, où se lover dans l’infractuosité de sa brique d’enfance. Qu’en penses-tu cocotte ?

Quant à vous don Miguel, vous jouâtes au proscrit jusqu’à la négligence de ma personne, jusqu’à mon obstination à ne pas changer de vêtement (1), voilà le genre d’avantage, mon cher Miguel, que l’on tire de l’éloignement : on en profite pour, échappant au doux contrôle de ses proches, ne plus changer de chaussettes. C’est une sorte de chantage et d’illusion ; on se dit que peut-être la chose viendra aux oreilles (et au nez) de son épouse qui volera aussitôt, en amener des propres. L’Amérique n’est-elle pas partie à la recherche de Colomb (2) ? La chaussette interlope peut donc bien ramener l’aimée. Voilà le genre d’idées, Miguel, qui tiennent chaud.

 

(1) Miguel de Unamuno, L’essence de l’Espagne, Gallimard, 1967.

(2) Miguel de Unamuno, Comment on fait un roman, Les Fondeurs de Briques, Arles, 2008..

 

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20. Pour travailler au corps une côte de canard

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