Semaine du 11/01/2010 - Miguel nous tuera tousLe pays basque en 21 cocottes sauvages
Avertissement : Je place ces expériences improbables sous l'œil bienveillant du plus savant, du plus loufoque des basques, Miguel de Unamuno. Que le sentiment tragique de la vie qui habite profondément les cocottes en papier, inonde ces fragiles feuillets. Puisse la science, à défaut de Dieu, reconnaître à travers ces caquètements insanes, les pondeuses des glousses, les cocottes fécondes des vieilles poules. La réalité dite tangible ou ce qu'on nomme tel, ne sera pas ici un critère retenu, étant par nature trop instable. En cocotologie, elle est la première écartée. Traitée comme quantité négligeable, la voici ramenée à son véritable niveau. Et nous, avec. Rien n'existe, fors la cocotte.Quant au pays basque dont il est fait état ici, il n’existe pas davantage ; c’est un territoire de rêve, purement fantasmatique sur lequel je place au gré de mes amours ces cocottes menues. Et hop! deux demi-cocottes pour la côte de canard du Bar du marché à Bayonne, et quarante-quatre pour la vallée du Baztan, et une poignée de cocottes-nymphettes jetées nonchalamment de la passerelle d'Olzarte. Enfin un ouvrage déroutant où le voyageur puisse se perdre, s'abandonner, un guide à oublier surtout, au fond de sa poche, à ne jamais ouvrir, pour mieux rêver peut-être un pays basque qui n'en existera que mieux. Un peu comme cette Auvergne fumeuse telle qu'elle n'est pas ressemblante, que Vialatte en son temps avait pondue, et dont le seul et unique but avoué était de perdre davantage encore le touriste égaré en ces terres hostiles. Roidite 18. Dr Freud contre MauleonPar Roidite
Avant d’être berger-marin-poète, Yoan voulait être ethno-psychanlyste ; il voulait sonder jusqu’aux tréfonds l’inconscient souletin. Il avait quelques hypothèses sur le sujet : d’après lui, les nuits souletines étaient emplies plus que tout autres, de scènes primitives, d’images immémoriales. Ils soutiennent PBIDerniers ajouts
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Poursuivie par un ours, un loup ou une belette enragée, la lune rousse au-dessus de Mauléon ou de Tardets, bruissait du murmure de cette fuite collective. S’armant soudain contre l’ennemi au cœur de la nuit, cette foule invisible de dormeurs affolés se révoltait ; le cri de l’ours touché au flanc réveillait même les étoiles.
Cependant, pressé par Yoan au matin, le souletin est peu bavard ; il n’est guère d’humeur à livre ses nuits de la sorte. Raconter ses rêves, à d’autres. Bon pour le citadin, qu’il rêve de bagnole en attendant le psy qui l’aidera à retrouver la marque, la marque de ses rêves. Il faut en rester donc à ce postulat, que la science ne confirme : les nuits souletines sont pleines de pattes d’ours. Et de tziganes endimanchés. Plus basques que nature. *
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Soulagement à l’arrivée : l’entrée était heureusement gratuite, nous étions en semaine et il faisait froid. Michel, figure tutélaire du groupe, vieil anar rieur, vint réchauffer l’ambiance d’un concert qui traînait en longueur ; alors qu’il s’époumonait dans son bugle, voilà qu’un piston vint à sauter, pressé de rejoindre la salle. Que faire ? On peut changer en douce une corde de guitare mais allez jouer sur deux pistons au lieu de trois ! autant rouler sur un cylindre. Michel ne fut pas démonté : il descendit dignement dans la salle -le concert continuait sans lui- et une fois au parterre, ramassa le piston moqueur et en profita pour boire un coup au bar. Il est bon parfois de prendre du recul. Notre chanteur-compositeur-génie incompris eut beau l’inviter à remonter, (le public assistait en fait à une comédie musicale), il resta de marbre. Etrangement, nous ne fûmes pas réinvités. Je n’ai jamais compris pourquoi.
19. Faisons le portrait de l’exil
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