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Semaine du 11/01/2010  - Miguel nous tuera tous

Le pays basque en 21 cocottes sauvages

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Avertissement : Je place ces expériences improbables sous l'œil bienveillant du plus savant, du plus loufoque des basques, Miguel de Unamuno. Que le sentiment tragique de la vie qui habite profondément les cocottes en papier,  inonde ces fragiles feuillets. Puisse la science, à défaut de Dieu, reconnaître à travers ces caquètements insanes, les pondeuses des glousses, les cocottes fécondes des vieilles poules. La réalité dite tangible ou ce qu'on nomme tel, ne sera pas ici un critère retenu, étant par nature trop instable. En cocotologie, elle est la première écartée. Traitée comme quantité négligeable, la voici ramenée à son véritable niveau. Et nous, avec. Rien n'existe, fors la cocotte.

Quant au pays basque dont il est fait état ici, il n’existe pas davantage ; c’est un territoire de rêve, purement fantasmatique sur lequel je place au gré de mes amours ces cocottes menues. Et hop! deux demi-cocottes pour la côte de canard du Bar du marché à Bayonne, et quarante-quatre pour la vallée du Baztan, et une poignée de cocottes-nymphettes jetées nonchalamment de la passerelle d'Olzarte. Enfin un ouvrage déroutant où le voyageur puisse se perdre, s'abandonner, un guide à oublier surtout, au fond de sa poche, à ne jamais ouvrir, pour mieux rêver peut-être un pays basque qui n'en existera que mieux. Un peu comme cette Auvergne fumeuse telle qu'elle n'est pas ressemblante, que Vialatte en son temps avait pondue, et dont le seul et unique but avoué était de perdre davantage encore le touriste égaré en ces terres hostiles.

Roidite

18. Dr Freud contre Mauleon

Par Roidite

Roidite -k idatzia

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Avant d’être berger-marin-poète, Yoan voulait être ethno-psychanlyste ; il voulait sonder jusqu’aux tréfonds l’inconscient souletin. Il avait quelques hypothèses sur le sujet : d’après lui, les nuits souletines étaient emplies plus que tout autres, de scènes primitives, d’images immémoriales.

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Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

Poursuivie par un ours, un loup ou une belette enragée, la lune rousse au-dessus de Mauléon ou de Tardets, bruissait du murmure de cette fuite collective. S’armant soudain contre l’ennemi au cœur de la nuit, cette foule invisible de dormeurs affolés se révoltait ; le cri de l’ours touché au flanc réveillait même les étoiles.

 

Cependant, pressé par Yoan au matin, le souletin est peu bavard ; il n’est guère d’humeur à livre ses nuits de la sorte. Raconter ses rêves, à d’autres. Bon pour le citadin, qu’il rêve de bagnole en attendant le psy qui l’aidera à retrouver la marque, la marque de ses rêves.

Il faut en rester donc à ce postulat, que la science ne confirme : les nuits souletines sont pleines de pattes d’ours. Et de tziganes endimanchés. Plus basques que nature.

*


Peu s’en souviennent ; avant qu’Aznar ne fasse croire que l’attentat du 11 mars était signé de l’E.T.A., il s’était fait la main sur le naufrage de l’Erika. C’est une pollution signée, disait-il : un complot de pieuvres encagoulées, hystériques et bascophones crachant leur encre à la face du monde, vandales de la mer, nourries de haine et de plancton, etc.

*


Le crabe est immortel, le chat a neuf vies, seule la cocotte est périssable. Un conseil : offrez plutôt des bonbons.

*


Le café Antzokia à Bilbao est un des ces cabarets mythiques, grand style, avec sa rochelle art déco d'ancien cinéma, qui propose toujours un programme de qualité. Aussi quelle ne fut pas notre surprise d’y être invité, nous, groupe improbable, chien à cinq pattes, proposant un concept fumeux de jazz ethno-kurde matinée de fusions : au choix, infusion, diffusion mais surtout confusion. Le meilleur du concert était dans la voiture : la vieille Golf de Michel où nous nous entassâmes pêle-mêle, nous et les instruments, basse, darbuka, saz, trompette et sax pour un périple à l’aveugle que même la Guardia Civil ne parvint pas à interrompre ; devant l’ampleur du désordre, elle renonça à nous faire vider le carrosse.

 

Soulagement à l’arrivée : l’entrée était heureusement gratuite, nous étions en semaine et il faisait froid. Michel, figure tutélaire du groupe, vieil anar rieur, vint réchauffer l’ambiance d’un concert qui traînait en longueur ; alors qu’il s’époumonait dans son bugle, voilà qu’un piston vint à sauter, pressé de rejoindre la salle. Que faire ? On peut changer en douce une corde de guitare mais allez jouer sur deux pistons au lieu de trois ! autant rouler sur un cylindre. Michel ne fut pas démonté : il descendit dignement dans la salle -le concert continuait sans lui- et une fois au parterre, ramassa le piston moqueur et en profita pour boire un coup au bar. Il est bon parfois de prendre du recul. Notre chanteur-compositeur-génie incompris eut beau l’inviter à remonter, (le public assistait en fait à une comédie musicale), il resta de marbre.

Etrangement, nous ne fûmes pas réinvités. Je n’ai jamais compris pourquoi.

logo-definitif-coup-webLa semaine prochaine dans PBI :

 

19. Faisons le portrait de l’exil

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