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Europe écologie Aquitaine, une alchimie pour un rassemblement PDF fitxategia Inprimatu E-posta
Tribune libre

Par Jean Lissar, Vice-Président Vert du Conseil Régional d’Aquitaine

Au lendemain des élections européennes, les Verts à leur quasi-unanimité  ont décidé de poursuivre la dynamique Europe Ecologie et de faire la démonstration que le succès du 7 juin n’était pas un feu de paille. Un succès que l’on peut expliquer par un faisceau de  facteurs : qualité du casting de tête, ouverture à la société civile, ici alliance positive entre les Verts et AB et EA , et surtout une liste qui a porté l’Europe et l’Ecologie face à des socialistes en déshérence qui ont tenté à contre-emploi, ou contre temps un vote sanction contre Sarkozy.

 


Il s’agit donc pour nous de réussir pour ces élections régionales de mars 2010 –scrutin à deux tours, très différent des Européennes, ne serait-ce que par la proximité des candidats avec le terrain- les mêmes ingrédients qui ont fait le big-bang de juin 2009.

 


La constitution de la liste EUROPE ECOLOGIE AQUITAINE est déjà bien avancée avec à sa tête Monique de Marco, conseillère régionale sortante, militante verte légitime et expérimentée, bien implantée en Gironde, département où l’on trouve la moitié de la population aquitaine.

 


On peut s’en douter, l’alchimie qui préside à la construction d’une telle liste n’est pas simple, puisque à la parité obligatoire homme/femme, s’ajoute pour nous la parité Verts/ non verts et en Pyrénées-Atlantiques la parité Basques- Béarnais.

 


Même si je respecte les raisons profondes de leur choix, je regrette qu’AB n’ait pas souhaité continuer l’aventure avec nous, ce qui aurait dynamisé la campagne en Pays Basque et permis certainement l’élection d’un conseiller régional abertzale.

 


Les autres difficultés du projet Europe Ecologie, objet politique non identifié  (plus qu’un réseau, moins qu’un parti) peuvent se résumer ainsi : comment les Verts qui représentent 80% des militants et  100 % du financement peuvent-ils accepter à terme de n’avoir que 50% des élus…. ?

 

 

Ainsi, la candidature de Marie Bové comme tête de liste régionale, jugée illégitime et produit d’une dérive « people » de la politique, a été contestée par les Verts. Après avoir été choisi par les Verts comme tête de liste 64, j’ai accepté de glisser à la 3° place au nom du principe de parité Verts/non Verts et du «   tour » dévolu à un Béarnais (au nom de cette calamité que constitue ce département bi-cépahale) ! Rien de cela n’est grave et l’essentiel demeure que le rassemblement des écologistes puisse continuer d’exercer son attractivité et s’élargir.

 

Après ces Régionales, n’en doutons pas, resteront prégnantes les questions de la crise du politique, du dépassement de la forme Parti et donc du devenir d’Europe Ecologie…
En attendant, face au modèle du libéral productiviste et à ses représentants de droite et de gauche nous allons porter dans le débat régional, la nécessaire conversion écologique de l’économie aquitaine et ici en Pays Basque le refus du projet pharaonique inutile et destructeur de la LGV.

 

Aujourd’hui où à Copenhague, la planète a rendez-vous avec son avenir en stabilisant le climat, choisir l’innovation et la sobriété va permettre la création de nouveaux emplois durables et renforcer la paix et la justice.

 

 

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