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Au Pays Basque, l'Evêque de Bayonne n'a pas perdu son latin PDF fitxategia Inprimatu E-posta

Les ultra-cathos du Pays basque ont enfin obtenu une messe dans sa forme la plus « extraordinaire » du missel romain, après que l'evêque de Bayonne, Mgr Aillet, ait « répondu favorablement au Motu Proprio Summorum Pontificum », écrit-il sur son blog épiscopal. Et Internet bruisse de dizaines de messages émus d'encouragements...


Pas exactement réputée comme la forme la plus progressiste de la liturgie, cette messe en latin, dite également « tridentine », entend célébrer sa version « originelle », débarassée des « scories de la modernité » qui agacent une frange de catholiques.

Chère au coeur des nazillons de St Nicolas du Chardonnet à Paris, elle est pratiquée dans une vénération quasi-autoritaire à Dieu, sur la base notamment de prières anciennes fixée à la fin du VIe siècle, communion à la bouche (et à genoux !), et intègre un élément liturgique pourtant ardemment combattue par Jean-Paul II : la notion du diable.

Le rituel romain est en effet considéré comme le seul intégrant les prières de l'exorcisme, et ses symptômes à surveiller d'un oeil mauvais, de la tenue d'une Gay-Pride à Biarritz ou de cette manie des politiques de légaliser l'avortement.

La première messe en latin a donc eu lieu ce dimanche 1er novembre à Biarritz, mais, rassurez-vous, fidèles brebis rassemblées, elle sera célébrée chaque dimanche et jour de fête de précepte à 10h 30 en la chapelle des Capucins, à partir du 8 novembre prochain.

Si des pratiquants se demandaient encore la raison de ce changement des heures traditionnelles de la messe que Mgr Aillet a imposé, c'est parce que, à l'initiative de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (chère au coeur de Mgr Lefebvre et autres prêtres excommuniés), la messe en latin retentira un peu partout où ces capitaines de saints bataillons armés de crucifix et de bénitiers l'auront décidé.

Ainsi, le premier novembre, de très nombreux lieux de culte ont incidemment ouvert leurs portes au rituel romain (« pour valoriser cette liturgie que nous aimons », frémit Mgr Aillet) en France, Navarre, et Italie.

S'étant chargé, sur son blog, de rassurer ses fidèles en leur précisant qu'il veillerait « à ce que tout se passe dans la paix et la sérénité », Mgr Aillet aura donc mis moins d'un an à confirmer ce que nous vous expliquions sur l'un de nos premières éditions de PBI : Marc Aillet n'est pas venu au Pays Basque uniquement pour manger du fromage de brebis égarée...

 

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