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Semaine du 25/01/2010  - Politique

Après 23 jours de grève de la faim, Lorentxa Guimon toujours « déterminée »

Écrit par Rédaction
Depuis le 2 janvier, Lorentxa Guimon ne s’alimente plus. La prisonnière basque, originaire d’Anglet, en est à son 23e jour de grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention et notamment les difficultés imposées à sa fille de 7 ans. L’administration reste sourde à la situation. Samedi, des bus partiront du Pays Basque vers Roanne.

Ils soutiennent PBI

Actualités du Pays Basque

  1. Stand-by

Chroniques

  1. Du déni de justice

    Pas vu, pas pris

    Michèle Alliot-Marie file du mauvais coton.

  2. Ice Asch

    J'me comprends

    "L'expérience d'Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. [...]". Lire la suite sur wikipédia. Exemple ici (Caméra cachée. Principe : tous les participants sont complices sauf un qui a le choix (naturellement) de se conformer ou non à ce que fait/dit la majorité).

  3. Pink Gégène

    J'me comprends

    "[...] À la question : « comment pourrions-nous concevoir un système de production qui optimise la haute qualité des produits, qui réduit les déchets, qui prend en compte l’équilibre dynamique de la biosphère et qui réduit le travail humain répétitif et machinal ? », une telle économie s'organiserait comme suit : 1) Répertorier les ressources planétaires. 2) Décider ce qu'il est nécessaire de produire, en se fondant sur le strict minimum (comme la nourriture, l’eau, le logement, etc.) en passant par des produits utilitaires (matériaux bruts, machines automatisées, développement technologique, etc.) jusqu'aux produits utilisés à des fins non-utilitaires (divertissements, radios, instruments de musique, etc.). 3) Optimiser les méthodes de production | maximisation de la durée de vie des produits. 4) Mettre en place des méthodes adaptées de distribution pour accéder aux produits. 5) Optimiser le recyclage de ces produits qui peuvent devenir obsolètes ou inopérants.[...]" [source : wikipedia]. On le droit de rêver, c'est ce qu'a fait Jacque Fresco avec son projet Venus.

  4. Yourte, tipi, caravane, lacrymo : chassez l'intrus

    Chronique

    Le procès de Léa et Tom qui avaient fait appel pour surseoir à la destruction de leur yourte, a eu lieu ce jeudi 17 février à Toulouse sur fond de violence policière. Compte-rendu d'une audience ubuesque parfois, politique sûrement, qui a le mérite de remettre sous les feux de la rampe, deux mois après son adoption, quelques uns des ingrédients frelatés de la loi Loppsi 2 : dénonciation et traque aux pauvres.

  5. Démission ou révocation, monsieur le député ?

    Fenêtre sur Cour

    Ces derniers jours, Arnaud Montebourg a demandé la démission de Mme Alliot-Marie comme il avait demandé celle de Bernard Kouchner, lui-même ministre des affaires étrangères, le 2 janvier 2008.

 

Lorentxa Guimon, 40 ans, est incarcérée à la prison de Roanne (Loire) à 700 kilomètres d’Anglet. Arrêtée en janvier 2003, elle a été condamnée en 2006 à 17 ans de réclusion pour participation à l'appareil logistique de l'ETA. Ce n’est pas la première fois qu’une action est engagée par les prisonniers basques pour dénoncer des conditions d’incarcération indignes et surtout pour revendiquer leur rapprochement dans des lieux de détention proches de leur famille.

La politique carcérale appliquée par la France envers les prisonniers basques consiste en effet à les disperser au maximum (de façon à empêcher qu’ils soient plusieurs dans un même établissement) et à les incarcérer à des centaines de kilomètres du Pays Basque et de leur famille. Et ce, alors que le droit français prévoit notamment d’assurer le maintien des liens du détenu avec son entourage, le respect du droit à la vie privée et familiale et le respect des droits politiques élémentaires des membres d’une même communauté.

Ainsi dans le cas de Lorentxa Guimon, détenue à Gradignan (Gironde) jusqu’en juillet dernier, le transfert à Roanne se traduit par l’impossibilité de voir régulièrement sa fille de 7 ans. Mirentxu Guimon, la sœur de Lorentxa, a expliqué la semaine dernière lors d’une conférence de presse organisée à Roanne avec les associations Askatasuna et Etxerat, que sa sœur ne voyait sa fille que tous les mois et demi et qu’elle ne l’avait notamment pas vue depuis décembre.

 

Des bus du Pays Basque vers Roanne

L’une des demandes de la prisonnière basque est que son compagnon Iñaki Esparza Luri, qui purge une peine de 19 ans de réclusion à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), soit incarcéré dans le même établissement qu'elle pour faciliter les déplacements et voir plus régulièrement sa fille.

Depuis le début de sa grève de la faim, Lorentxa Guimon a perdu près de 7 kg. Sa famille est particulièrement inquiète car la jeune femme souffre de la maladie de Crohn, une maladie inflammatoire de l'intestin. Ses proches ont déclaré que la militante était « faible » mais restait « déterminée ».

« On n'est pas là pour faire pleurer, on demande seulement que les droits des prisonniers basques et de leur famille soient reconnus » a déclaré Janine Beyrie, porte-parole d'Etxerat, lors de la conférence de presse à Roanne jeudi dernier.

Askatasuna, Etxerat et la famille Guimon ont dénoncé l’attitude de l’administration carcérale qui n’a pour l’instant eu aucune réaction dans cette affaire. Elles avaient demandé à rencontrer la directrice de la prison à l’occasion de leur venue dans la Loire. La discussion n’a pas eu lieu alors que selon les associations, lors d’une discussion téléphonique la veille, les responsables de la prison leur avaient dit que cela serait possible. Contactée par l'AFP, la direction de la prison n'a pas non plus voulu faire de commentaires.

La semaine dernière, Askatasuna avait engagé une campagne d’interpellation du ministre de la Justice et de la direction de l'administration pénitentiaire sur le cas Guimon. Samedi prochain, des bus seront organisés depuis le Pays Basque pour un rassemblement devant le centre de détention de Roanne.

L’une des grèves de la faim les plus marquantes menées par un détenu basque dans une prison française fut celle de Daniel Derguy en 2000. Le militant bayonnais emprisonné à Fresnes avait cessé de s’alimenter durant 63 jours avant d’être mis sous perfusion hydratante parce qu'il vomissait de l'eau et du sang. Le militant revendiquait le rapprochement familial des détenus basques incarcérés.


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