Suivez-nous via
facebook twitter2 feed2
Inscrivez-vous à la newsletter

Recevoir du HTML?

Messe en latin PDF Imprimer E-mail
Tribune libre

Par Xipri Arbelbide

J’ai lu l’article d’opinion sur la messe en latin. Opinion respectable comme toute autre. A  condition d’être signée, ce qui n’est pas la cas ici.

 

J’y trouve quelques erreurs. Cette messe n’est pas la première en latin. Il y a des années qu’une messe était célébrée en latin, à l’Eglise du Braou à Biarritz, près du stade Aguilera, par un chanoine de la cathédrale pour une trentaine de fidèles. La dernière a été célébrée par Mgr Aillet lui-même. Peut-être pour leur annoncer le changement. Je ne sache pas qu’il y ait eu d’autres messes en latin le 1° novembre. A part celles des prêtres de Mgr Lefêbvre qui sont à Domezain.


Ce qui est nouveau c’est qu'elle sera célébrée à Bayonne et par un prêtre ordinaire (non chanoine). Je n’ai jamais été un latinophile. Dès mon séminaire j’étais pour la messe dans langue du peuple, comme cela s'est toujours fait dans les Eglises Catholiques d'ORIENT. Mais s’il y a des gens qui désirent une messe en latin, (ou plus exactement « avec du latin ») je ne vois pas pourquoi on les en priverait. Pas plus que je ne verrais d’un bon œil le refus d’une messe en basque à ceux qui la désirent.


Je donne la communion, comme aux autres, aux (rares) personnes qui font la génuflexion et communient sur la langue. J’aime que l’on soit tolérant avec moi et je ne vois pas comment je pourrais le demander sans être moi-même tolérant.


De toutes façons la question du latin est un problème secondaire sinon marginal pour l'Eglise.

 

Les filles enfants de choeur
Voici un autre point qui a été mis au compte de l'êvêque la semaine dernière. Récemment, Mgr Aillet a célébré une messe à Izturitz avec filles enfants de choeurs sans faire aucune remarque. Pour le moment il n'a rien dit, ni écrit sur la question. 
Le cas de St André est lié à son curé qui avait déjà réservé ce rôle aux garçons à Arcangues depuis des années, sans qu'aucun journal n'en parle.

 

L'évêque musulmanophile
Puisque les informations religieuses vous intéressent je vous en signale une qui a échappé à la sagacité de votre spécialiste du monde religieux. Mgr Michel Cartateguy, fils de Hasparren et archévêque de Niamey au Niger, a été nommé par la Pape, membre du dernier synode Africain. Il a envoyé un courrier au Vatican pour faire savoir qu’il ne pourrait y participer car en même temps, il avait été choisi, avec l’immam de Niamey et le sultan d’Agadir, tous deux musulmans, pour être "grand témoin", c'est à dire  pour une mission de conciliation dans la grave crise qui oppose le gouvernement et l’opposition à la suite du dernier referendum.


On lui avait déjà demandé  de jouer ce rôle en 2003, et il avait accompli sa mission avec succès. Pour peser le poids de ce choix, je signale que Mgr Cartateguy est un des rares blancs du Niger, que les musulmans y représentent plus de 80 %, les catholiques 0,18% (0,18).

 

Cette nomination lui a valu les éloges du président du Synode, le cardinal Ghanéen Kodwo Appia au cours d'une assemblée générale.
Au Niger, on lui a reproché de ne s'être pas porté lui-même candidat pour cette mission.

 

Publicité

Publicité